Tempêtes dans les cours de récréation : plusieurs manifestations et grèves sont prévues pour les jours à venir. En cause : la réforme des rythmes scolaires, qui ne passe toujours pas auprès de certains.

Cela fait désormais deux mois que 17 % des élèves ont école 4,5 jours par semaine, et font classe le mercredi matin principalement. En tout, près d'un quart des écoliers du public sont concernés, alors que les communes ont jusqu'à la rentrée 2014 pour instaurer les nouveaux rythmes scolaires voulus par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, dans l'intérêt des élèves, comme il le rappelait dernièrement sur France Inter.

Mais cela ne passe toujours pas auprès de certains et, dès ce mardi, les agents municipaux ouvrent le bal des grèves, à Paris. Une grogne qui ne fera que commencer, d'autres rassemblements s'apprêtant à se déclencher ces prochains jours... Et ce, alors que dans les faits, selon AEF, seulement 5 % des communes ont procédé à des ajustements !

Les parents s'y mettent également

Les agents municipaux souhaitent obtenir, par leur mouvement, "les moyens adaptés" à l'exercice de leur métier. L'UNSA et la CGT réclament notamment une "amélioration des conditions de travail" et une "juste rétribution". La cantine et les activités périscolaires pourraient donc être "fortement perturbées", prévient la Ville de Paris, avec 520 écoles touchées...

Mercredi, les parents rejoindront la grogne des agents. Ils ont en effet appelé sur Facebook à ne pas amener les enfants à l'école, voire à bloquer les établissements. Un blocus qui continuera jeudi vraisemblablement, avec les syndicats appelant à la grève des enseignants. A Paris, 150 écoles devraient être fermées, avec un total d'au moins 70 % de grévistes. Et les syndicats appellent à la grève nationale pour les enseignants comme pour les animateurs et assistantes maternelles.

Une application en 2014 : rien n'est moins sûr...

Après les mères, place aux maires : une cinquantaine d'élus de droite se sont associés en collectif, appelant au boycott de la réforme des rythmes scolaires. Ils refusent d'appliquer le décret pour la rentrée prochaine "tant que l'impact financier ne sera pas maîtrisé et que l'efficacité contre l'échec scolaire ne sera pas démontrée", comme ils le précisent aujourd'hui dans Le Figaro.

Cannes, Courbevoie, Mâcon, Saint-Maur-des-Fossés, Massy, Le Raincy, Levallois ou Sceaux font partie des dissidents. Si Vincent Peillon, inflexible, a annoncé sa volonté de garder le cap, cela va être de plus en plus difficile pour lui, avec des bâtons dans les roues venant de toutes parts...