Plus de mille étudiants et lycéens se sont mobilisés, jeudi 15 février, contre le Plan étudiant validé le jour même par les parlementaires.

« Nos organisations réitèrent leur refus de voir s’instaurer la sélection à l’entrée à l’université », a précisé l’Unef dans son communiqué. Après deux journées de manifestations les 1er et 6 février derniers, le deuxième syndicat étudiant a appelé une nouvelle fois à la mobilisation contre la réforme de l’accès à l’université. Si les étudiants et lycéens ont répondu présent, le mouvement semble tout de même à bout de souffle.

Plusieurs universités bloquées

Dans plusieurs villes de France comme à Lyon, Nantes, Montpellier ou Poitiers, quelques centaines d’étudiants et de lycéens ont manifesté devant leurs établissements. Une mobilisation, plus faible que prévu, faisant suite à la présentation de la réforme du lycée, mercredi 14 février, au conseil des ministres. Les manifestants y voient un retour à la sélection et surtout « moins de droits pour permettre la réussite du plus grand nombre ».

A Rennes, entre 200 et 500 étudiants ont bloqué l’accès à l’université de Rennes 2. Ce matin, l’établissement a annoncé la suspension des cours ce vendredi, « la situation n’ayant pas évolué ».

Les syndicats enseignants absents

Après cette troisième journée de mobilisation, l’Unef espère inciter le gouvernement à retirer le projet de loi. Mais contrairement à la dernière mobilisation, les syndicats enseignants se sont quant à eux montrés plus en retrait. Même s’ils continuent à soutenir le mouvement, aucun syndicat enseignant n’a signé l’appel à la mobilisation de l’Unef, dont les signataires étaient principalement des syndicats étudiants et lycéens ainsi que des organisations politiques de gauche.

De son côté, la Fage, premier syndicat étudiant, a également retiré son soutien au gouvernement concernant la réforme, qu’elle juge « vidée de sa substance » et « ne reflétant plus les aspirations des jeunes ».