Etre diplômé d’un bac +5 n’est pas toujours synonyme de stabilité.

Le master s’obtient au bout de cinq années d’études. Cette formation, plus théorique qu’un DUT, un BTS ou une licence professionnelle, incite néanmoins 63 % des diplômés à entrer sur le marché du travail après leur master.

Neuf jeunes sur dix décrochent un emploi (91 %), moins de trois ans après avoir obtenu leur diplôme. Parmi les 51 filières proposées par les masters, la moitié d’entre elles ont un taux d’insertion professionnelle supérieur à 90 %. A l’exception de certaines disciplines comme l’archéologie, l’ethnologie et la préhistoire, où les deux tiers obtiennent un emploi.

Les secteurs qui recrutent le plus après un master

Les diplômés de master peuvent travailler dans des secteurs d’activité très variés. Comme les activités scientifiques et techniques (13 %), le commerce, les transports, l’hébergement et la restauration (11 %) ou encore l’industrie (11 %). Un quart des diplômés du domaine des Lettres – Langues – Arts se dirigent vers l’enseignement et un quart des diplômés en Sciences Humaines et Sociales (23 %) trouvent un métier dans le secteur de la santé.

Une stabilité de l’emploi relative

Néanmoins, être diplômé d’un master ne signifie pas pour autant qu’il est plus facile de trouver un emploi stable. Toutes filières confondues, 73 % des diplômés l’obtiennent. Certaines disciplines sont bien en-dessous comme les sciences politiques (55 %), l’histoire (48 %), le français et langue étrangère (42 %) ou l’archéologie (37 %).

Les mathématiques, une discipline gagnante

Les masters permettent tout de même aux étudiants d’éviter la précarité. La moitié des disciplines offrent des emplois à temps plein pour plus de 95 % de leurs diplômés. C’est le cas notamment des filières scientifiques comme les mathématiques appliquées et sciences sociales (100 %) et les mathématiques et informatique (100 %). Alors que seulement 67 % des diplômés en psychologie obtiennent un temps plein.

Des CDI aléatoires

Concernant le CDI, le bilan est plus nuancé. Deux tiers des diplômés trouvent un CDI. C’est le cas des diplômés en Droit – Economie – Gestion (71 %) et des Sciences Technologie Santé (70 %). Les domaines des Lettres – Langues – Arts (44 %) et des Sciences humaines et Sociales (47 %) éprouvent plus de difficultés.