Un an après la fin de leurs études, moins de la moitié des diplômés de bac +3/4 sont en CDI.

Après une licence professionnelle ou un master 1, de nombreux diplômés se lancent sur le marché du travail. Un an plus tard, 82 % des bac +3/4 ont un emploi. Pour la moitié d’entre eux, il s’agit même de leur premier job. Un taux d’emploi relativement stable et élevé mais qui varie en fonction des disciplines de formation. 

Si les sciences, technologie et santé ainsi que le droit, économie et gestion obtiennent les meilleurs taux d’emploi (85 %), les diplômés de sciences humaines et sociales sont moins nombreux à travailler, un an après la fin de leurs études (72 %). Un taux plus faible que celui des bac +5 et qui s’accompagne également de conditions moins favorables d’emploi.

Taux d'emploi des jeunes diplômés. © Apec Taux d'emploi des jeunes diplômés. © Apec
 

Un diplômé sur deux en CDI

En effet, les diplômés d’un bac +3/4 connaissent des situations plus précaires que les bac +5. Gage de stabilité, le CDI ne concerne que 49 % des jeunes, contre 62 % des plus diplômés. Un chiffre en augmentation par rapport à la génération 2015 dont le CDI ne concernait que 45 % des diplômés.

Concernant leur niveau de responsabilité, la quasi-totalité des bac +3/4 sont des employés. Seul un jeune sur dix occupe un poste de cadre. Néanmoins, la majorité des diplômés ont obtenu un emploi à temps plein (90 %). Des conditions de travail qui vont de pair avec la rémunération. Le salaire médian d’un bac +3/4 est de 22 000 € bruts par an, soit environ 1 800 € par mois.

Des diplômés déçus par leur travail

De plus, l’emploi des diplômés ne semble pas toujours leur convenir. Près de trois jeunes sur dix qualifient leur emploi de « job alimentaire ». Un terme plutôt péjoratif alors que 71 % des bac +3/4 considèrent que leur travail correspond à leurs aspirations personnelles. 

Qualité de l'emploi des diplômés d'un bac +3/4. © Apec Qualité de l'emploi des diplômés d'un bac +3/4. © Apec

Souvent surqualifiés pour leur poste, un tiers des jeunes diplômés estiment que leur emploi ne correspond pas à leur niveau de qualification. Pour autant, 76 % d’entre eux travaillent dans un secteur qui correspond à leur discipline de formation.

*D'après le baromètre de l'Apec, réalisé sur les jeunes diplômés en 2016, entre janvier et février 2018 et publié en avril 2018.