Trois jeunes diplômés d’un bac +5 sur quatre ont trouvé un emploi conforme à leurs aspirations personnelles, un an après la fin de leurs études.

Meilleure insertion professionnelle, meilleur emploi et meilleur salaire, les diplômés de bac +5 ont tout pour réussir. Un an après avoir fini leurs études, si 94 % des diplômés ont déjà occupé un emploi, plus de huit jeunes sur dix travaillent (83 %). Pour 60 % d’entre eux, il s’agit même de leur premier emploi. 

Un taux d’insertion qui varie en fonction des disciplines de formation : plus de 95 % des diplômés en sciences, technologie et santé ainsi qu’en sciences humaines et sociales ont déjà travaillé. Alors que seulement 72 % des diplômés de lettres, langues et arts travaillent au bout d’un an. Néanmoins, quel que soit le domaine d’activité, les bac +5 obtiennent plus facilement le job de leur rêve que les autres diplômés.

Taux d'insertion professionnelle en fonction des disciplines de formation. © Apec Taux d'insertion professionnelle en fonction des disciplines de formation. © Apec

Une stabilité de l’emploi assurée

En effet, en plus de connaître une meilleure insertion professionnelle, les bac +5 s’assurent une vraie sécurité de l’emploi. Parmi la promotion 2016, trois diplômés sur cinq sont en CDI, un an après la fin de leurs études. Quand seulement 31 % des bac +5 obtiennent un CDD. 

Moins précaires et également moins sous-estimés : près de six jeunes sur dix occupent des fonctions de cadre, alors qu’ils étaient 53 % en 2016. Des postes qui s’accompagnent d’une rémunération conséquente. En un an, le salaire médian des jeunes diplômés a été revu à la hausse passant de 28 000 à 30 000 € bruts par an.

Exerçant majoritairement dans le secteur des services, deux jeunes sur cinq privilégient le domaine commercial et marketing, ainsi que celui de la gestion, finance et administration. 

Un optimisme garanti 

En-dehors de la stabilité de l’emploi, les jeunes diplômés prennent le temps de réfléchir à leur avenir professionnel. S’ils sont majoritairement optimistes quant à leur chance de trouver un emploi, les bac +5 mettent tout de même plus de temps à trouver un travail. Généralement plus de deux mois sont nécessaires s’ils veulent réunir tous leurs critères. Adéquation avec leur projet professionnel, intérêt du travail, situation géographique… les jeunes diplômés sont de plus en plus exigeants. Contrairement à celle de 2015, la nouvelle génération fait également très attention à la réputation de l’entreprise et au salaire proposé.

Optimisme des jeunes diplômés vis-à-vis de l'emploi. © Apec Optimisme des jeunes diplômés vis-à-vis de l'emploi. © Apec

Une rigueur qui paie puisque 74 % des diplômés ont trouvé un emploi correspondant à leurs qualifications, ainsi qu’à leurs aspirations personnelles. Quatre jeunes sur cinq travaillent également dans leur discipline de formation. 

Des concessions obligatoires

Finalement, la quasi-totalité des bac +5 semblent satisfaits de leur emploi. Seuls bémols : la rémunération et les perspectives d’évolution qui ne sont pas toujours à la hauteur de leurs espérances. 

Notes attribuées par les bac +5 en fonction des aspects de leur emploi.© Apec Notes attribuées par les bac +5 en fonction des aspects de leur emploi.© Apec

D’ailleurs, les jeunes diplômés sont conscients qu’ils sont obligés de faire quelques concessions : 89 % sacrifient le CDI, 79 % leur salaire, 66 % acceptent de déménager et la moitié d’entre eux conçoit de trouver un emploi en-dehors de sa spécialité de formation. Pour autant, seulement un quart des jeunes diplômés qualifie son emploi de « job alimentaire ».

*D'après le baromètre de l'Apec, réalisé sur les jeunes diplômés en 2016, entre janvier et février 2018 et publié en avril 2018.