Selon une étude du ministère, 9 diplômés de master sur 10 trouvent un emploi en moins de trois ans. Mais la qualité des emplois et les salaires dépendent beaucoup des cursus et spécialités étudiés.

Le master reste une bonne voie vers l’emploi. Selon la dernière note du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, datant e décembre 2016, 90 % des diplômés de master sont en emploi 30 mois après, soit un taux d’insertion assez stable par rapport à l’année précédente (89 %). Cette étude se base sur les 107 000 personnes diplômées d’un master en 2013.

Pas toujours des emplois stables

L’insertion professionnelle sur 18 mois est presque aussi bonne, puisque 85 % des jeunes trouvent un emploi dans l’année et demi suivant leur diplômes. Par ailleurs, à la fin de leur master, 36 % des diplômés décident de poursuivre leurs études.

Le tableau s’assombrit en prenant en compte la qualité des emplois. Après 18 mois, seuls 6 diplômés sur 10 ont un emploi stable. Ils sont 73 % après 30 mois, avec de fortes disparités selon les secteurs. Les diplômés d’un cursus de DEG (droit, économie, gestion) sont 79 % à avoir un emploi stable après 30 mois, comme 76 % de ceux ayant suivi un master de STS (sciences, technologie ou santé). Mais les anciens étudiants en LLA (lettres, langues, art) et SHS (sciences humaines et sociales) sont beaucoup moins bien lotis, avec respectivement 66 % et 57 % d’emploi stables 30 mois après la fin des études. La condition des diplômés d’un master enseignement est particulière : 98 % sont insérés après 30 mois, dont 92 % dans la fonction publique.

Salaires très inégaux selon les cursus

Question salaires, certaines spécialités paient mieux que d’autres. En salaire net mensuel médian, les diplômés de DEG et STS sont une fois de plus mieux considérés, avec respectivement 1 850 et 1 900 € après 18 mois, et 2 000 € après 30 mois. C’est beaucoup plus que dans l’enseignement (1 700 puis 1 730), en LLA (1 600 puis 1 680 €) et en SHS (1 900 puis 2 000 €).