L’enseignement supérieur ne fait pas partie des sujets prioritaires des Français pour l’élection présidentielle, selon un sondage.

Alors que la campagne à la présidence bat son plein, très peu de Français voient l’enseignement supérieur comme une priorité de la présidentielle 2017. Selon une étude réalisée par le cabinet Elabe pour la Fédération des établissements d’enseignement supérieur d’intérêt collectif (Fesic), seul un Français sur cinq (20 %) souhaite que l’enseignement supérieur soit « une des priorités du [prochain] quinquennat ».

Sujet important mais non prioritaire

A l’inverse, seuls 8 % des interrogés estiment que l’enseignement supérieur est à considérer comme « un enjeu secondaire ». En réalité, la grande majorité (72 %) pensent que c’est « un sujet important mais non prioritaire ».

Alors qu’une majorité de Français (55 %) pense que l’enseignement supérieur a tendance à se dégrader, son impact sur la société est reconnu. Pour beaucoup, il est indispensable au développement de la recherche (87 %), ses formations sont de bonne qualité (69 %), et il favorise l’ouverture d’esprit et l’ouverture sur le monde (69%). En revanche, sa professionnalisation est pointée du doigt : pour 57 % des sondés, ses formations ne sont pas adaptées au monde du travail, et 61 % pensent qu’il ne prépare pas bien à l’entrée dans la vie professionnelle.

L’insertion professionnelle inquiète

C’est la raison pour laquelle une majorité de Français (52 %) pense le sujet le plus important pour l’avenir de l’enseignement supérieur est « l’insertion professionnelle des étudiants ». Ils comptent pour cela sur un investissement public : 86 % des Français pensent que les dépenses publiques dans l’enseignement supérieur et la recherche sont utiles et justifiées.
 

Etude réalisée du 28 février au 1er mars 2017 auprès d'un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans ou plus, selon la méthode des quotas.