De plus en plus d’étudiants se retrouvent contraints de travailler en parallèle de leur formation. Selon une étude de l’Observatoire de la vie étudiante, 17 % d’entre eux estiment que cela a une incidence négative sur leurs résultats.

Nombreux sont les étudiants qui, à côté de leurs études, enchaînent les petits boulots. Selon une étude de l’Observatoire de la vie étudiante, publiée au début du mois de mai et réalisée auprès de 60 000 étudiants, 46 % d'entre eux ont exercé une activité rémunérée en 2016, soit 1 % de plus par rapport à 2013.

46 % des étudiants exercent une activité rémunérée

Et parmi ces étudiants qui travaillent en parallèle des études, plus de la moitié (52,3 %) travaillent plus de six mois dans l’année. Points positifis de ces jobs : 74,9 % des étudiants qui travaillent à côté de leurs études estiment que cela leur permet d’acquérir une expérience professionnelle. Et 63,9 % d'entre eux avouent que ce job est une façon de s’affranchir totalement du soutien financier de leurs parents. Les recherches de l’Observatoire montrent également que les trois quarts des étudiants dans cette situation pensent que cette activité est une façon d’améliorer leur niveau de vie.

Des activités concurrentes aux études

Mais selon cette même enquête, qui vise à mesurer l’impact de ces jobs sur le cursus scolaire des étudiants, ces emplois n'ont pas toujours d'effets bénéfiques. Elle met ainsi en lumière le fait que 19,2 % des jobs assurés par les étudiants sont considérés comme « concurrents » ou « très concurrents » de leur formation. Et un étudiant sur trois considère cette pratique comme « une source de stress, de tension nerveuse ».

Au bout du compte, 17,7 % des étudiants qui travaillent perçoivent cette activité complémentaire comme ayant un impact négatif sur leurs résultats dans le supérieur. Ce chiffre atteint même 42,3% parmi ceux qui exercent une activité très éloignée du secteur de leurs études.

Etudiants en commerce, ceux qui travaillent le plus

Les étudiants en commerce sont ceux qui travaillent le plus en parallèle de leurs études (62,4 %). Viennent ensuite les étudiants dans l’enseignement (60,9%), l’ingénierie (51%), puis la santé (50,4%). A contrario, les étudiants en classes préparatoires sont ceux qui ont tendance à moins travailler pendant leur cursus dans le supérieur (10%).