La filière en sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) accueille chaque année plus de 45 000 étudiants en licence.

Alors que la filière Staps est en tension depuis des années, la situation pourrait s'améliorer légèrement pour la rentrée 2018. « Un pointage sur ParcourSup montre qu’il y a 1 989 places en plus pour cette session. Ce sont quelque 1 600 places de licence qui sont donc créées et 400 places en DUST (diplôme professionnel à bac +2) », estime Didier Delignières, président de la conférence des directeurs d’UFR Staps. Ces 2 000 places supplémentaires devraient permettre de désengorger cette filière, dite « en tension ».

2 000 places supplémentaires

En effet, en 2017, 10 000 bacheliers n’ont pas été accepté en Staps, faute de places. Pourtant, cette filière continue d’attirer de plus en plus d’étudiants. L’année dernière, les effectifs ont augmenté de 5 %, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Pour faire face à cette demande croissante, le gouvernement « a débloqué des moyens » supplémentaires, comme l’affirme Didier Delignières, au Monde.

Ces 2 000 nouvelles places se trouveront principalement dans les universités déjà existantes. C’est le cas de celle de Besançon, qui peut accueillir jusqu’à 440 étudiants, contre 360 cette année. A Lille, Nantes ou encore Toulouse, le nombre d’étudiants va quasiment doubler. 

De nouvelles structures d’accueil

En novembre dernier, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, avait également annoncé la construction de nouveaux sites, comme celui de Nîmes. Alors que la construction a débuté cet hiver, l’université compte accueillir 100 étudiants à la rentrée prochaine. L’objectif est de désengorger celle de Montpellier, située à 50 km de Nîmes. D’après la nouvelle plateforme d’inscriptions post-bac, ParcourSup, l’université de Montpellier aurait reçu plus de 5 000 candidatures en 2017, alors qu’elle ne peut accueillir que 550 étudiants. 

L’université d’Orléans a également créé une antenne à Bourges pour accueillir 60 étudiants supplémentaires en Staps. Tout comme à Vichy où l’antenne de l’université de Clermont-Auvergne propose 160 places supplémentaires.

Une stratégie encore insuffisante

Pour autant, ces nouvelles capacités d’accueil sont loin d’être suffisantes. Jusqu’à l’année dernière, les étudiants de Staps étaient sélectionnés par tirage au sort. Le ministère de l’Education nationale a souhaité mettre en place un nouveau système par l’intermédiaire de ParcourSup

Désormais, l’admission se fera sur dossier, en fonction des compétences attendues par le ministère et de celles des universités. « Nous allons trouver la solution la plus juste et la plus transparente pour les départager », a précisé Didier Delignières, également directeur de l’UFR de Staps à l’université de Montpellier. Parmi ces compétences, les notes en sciences, en français ainsi qu’en sport seront particulièrement prises en compte.