Après le bac, deux voies s'ouvrent à ceux et celles qui ambitionnent d'entrer dans une école d'ingénieurs. La "classique", avec les classes préparatoires aux grandes écoles (CGPE), de spécialité scientifique (MPSI, PCSI,...) et qui prépare aux concours des écoles en deux ans. Ou la classe préparatoire intégrée (CPI), directement accessible après le bac. Si les deux voies ne se différencient pas par leur sélectivité, elles s'adressent à des profils d'étudiants bien distincts.

5 bonnes raisons de passer par une classe prépa

La classe préparatoire aux grandes écoles est à déconseiller aux adeptes du moindre effort ! L'objectif de ces deux années, qui se déroulent en lycée, est en effet d'amener les étudiants à repousser leurs limites pour se hisser sur les plus hautes marches des concours.

1. Viser plus haut

Les écoles d'ingénieurs les plus sélectives et les plus réputées recrutent toutes par l'intermédiaire de concours post-prépa. Pour ceux dont l'ambition est d'intégrer Centrale Paris, Polytechnique, Supélec ou Mines Paristech, la CPGE est donc un passage obligé.

2. Acquérir des méthodes de travail

Rien ne vaut la classe préparatoire pour apprendre à travailler vite et bien. Face à la quantité de travail demandée, les étudiants apprennent rapidement à s'organiser efficacement. En outre, la totalité de la formation est tournée vers les ultimes épreuves des concours. Elle nécessite ainsi d'acquérir une méthodologie, certes rigide, mais sur laquelle l'étudiant pourra s'appuyer ensuite tout au long de sa scolarité et de sa vie professionnelle.

3. Développer sa culture générale

Les CPGE gardent l'esprit généraliste des enseignements du lycée et les approfondissent. Les matières classiques - dont le français et la philosophie - continuent à être abordées mais à des niveaux beaucoup plus poussés. C'est ainsi l'occasion de développer une "tête bien faite" et une culture générale étendue.

4. Se donner le temps de réfléchir

Entrer dans une classe préparatoire permet de ne pas faire un choix d'orientation trop rapide lorsqu'on est encore indécis. Les deux années précédant les concours sont ainsi l'occasion d'affiner ses choix. Bifurquer vers une autre filière de formation est également possible.

La classe préparatoire, dont les enseignements sont généralistes, laisse en effet beaucoup de portes ouvertes et toutes les prépas ont des accords d'équivalence avec les universités. En cas d'échec ou d'abandon, l'étudiant est sûr de ne pas avoir à perdre une voire deux années.

5. Rester près des siens

Les classes préparatoires aux grandes écoles étant plus répandues en France que les écoles proposant un cycle préparatoire intégré, la plupart des étudiant suivent ce cursus de deux ans à proximité de chez eux. C'est la possibilité de rester près de ses proches. La prépa s'effectuant dans les lycées, la transition vers l'enseignement supérieur est plus douce.

5 bonnes raison de passer par une prépa intégrée

Il existe en France près de 70 classes préparatoires intégrées (CPI), propres à une école ou communes à un groupement d'écoles. Accessibles sur dossier après le bac, elles proposent en deux années un enseignement préparant au cycle d'ingénieur en trois ans. La validation de ces deux années passe par le contrôle continu.

1. Etudier du concret

L'objectif des deux années de la CPI reste bel et bien d'acquérir un socle de connaissances théoriques solides, sur lequel s'appuiera ensuite le cycle d'ingénieur. Pas question donc d'abandonner les enseignements poussés en mathématiques, en physique, ou encore en chimie. Néanmoins la CPI donne l'occasion d'aborder dès le cycle préparatoire des enseignements plus concrets, tels que l'électronique, l'informatique ou l'aéronautique, en fonction de la spécialité des écoles.

2. Suivre son projet professionnel

Certains diplômés ont la chance d'avoir déjà un projet professionnel bien défini dès le bac en poche. Pour eux,  autant aller au plus court et se diriger vers un cycle intégré. Les étudiants ayant choisi une CPI sont 70 à 90 % à passer ensuite en cycle ingénieur. De plus, contrairement aux élèves des classes préparatoires classiques, ils ne courent pas le risque d'être obligé de se rabattre sur une école qui ne correspondrait pas à leur choix initial en cas de résultats insuffisants aux concours.

3. Relâcher la pression

Les CPGE sont en général le théâtre d'un fort esprit de compétition. De plus, les deux années de préparation sont tournées vers un seul et unique objectif : le concours. Le cursus qui le précède est donc parsemé de concours blancs et de colles, parfois très stressants. Pour ceux et celles à qui ce type d'environnement coupe les moyens plus qu'il ne le stimule, il est préférable d'opter pour une CPI. La scolarité est en effet évaluée par le contrôle continu, et il ne plane pas la sanction finale des concours à longueur de journée.

4. Mettre un pied dans le monde professionnel

Chose inimaginable dans une CPGE, certaines prépas intégrées proposent un cursus en alternance. L'occasion d'avoir déjà un pied dans l'entreprise. Le rapprochement avec le monde professionnel est en outre assuré par plusieurs stages au cours de l'année, ainsi que la présence en cours d'intervenants venus de l'extérieur.

5. Attirer l'attention des employeurs

Environ 20 % des titulaires d'un diplôme d'ingénieur sont passés par une prépa intégrée, et cette voie est désormais pleinement reconnue par les employeurs. Les écoles disposant de cycles intégrés s'affichent dans les tranches supérieures des classements et forment des étudiants appréciés dans le monde du travail pour leurs connaissances, leur motivation et leur autonomie.