Ce lundi 12 novembre, les enseignants et personnels des écoles maternelles et primaires, des collèges et des lycées étaient invités à faire grève par l’ensemble des syndicats enseignants.

C’est suffisamment rare pour être souligné : l’ensemble des syndicats d’éducation, de la maternelle au lycée, a appelé les agents et fonctionnaires de l’éducation à participer à une journée de grève, ce lundi 12 novembre. Une telle alliance syndicale n’avait en effet plus été observée depuis 2011.

Contre la suppression de postes

Etendue à l’enseignement privé et public, cette journée de mobilisation visait à contester plusieurs points. Tout d’abord, la suppression de postes dans les collèges et les lycées. Une majorité de syndicats demandent tout simplement l’annulation de ce projet. 

Dans le détail, le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé que 2 650 postes dans les collèges et lycées publics seront supprimés, 550 dans le privé et 400 dans l’administration. En parallèle, 1 800 postes seront crées dans le primaire. Un choix de « priorité » que le gouvernement assume, bien que le nombre d’élèves augmente encore chaque année au point qu'enseignants et parents d'élèves tirent la sonnette d’alarme. 

Grève soutenue par sept Français sur dix

D’autres sujets ont également poussé les syndicats à la protestation : la réforme de l’enseignement professionnel, la réforme du lycée et « la casse du statut général de la fonction publique » d’une manière générale. A noter également que le mouvement d’aujourd’hui a reçu le soutien de la population. Dans un sondage Odexa pour la presse régionale, 72 % des interrogées estiment que l’appel à la grève est justifié. Et s’ils sont sans surprise ultra majoritaire chez les sympathisants de la France Insoumise (92 %), la moitié (50 %) des sympathisants de La République en Marche se montrent également solidaires du mouvement. 

La participation a la grève n’est pas clairement établie, les annonces des syndicats étant très différentes de celles du gouvernement. Selon le ministère de l’éducation nationale, la journée a mobilisé un peu moins de 10 % d’enseignants : 8,69 % dans le premier degré, et 13,76 % dans le second. Les syndicats annoncent quant à eux une participation beaucoup plus élevée : 25 % dans le primaire et 50 % dans les collèges et lycées