S’il s’excuse, Pierre Gattaz persiste : pour lui, l’école est responsable du chômage des jeunes.

Le slogan du Medef avait déclenché de vives critiques de la part des enseignants et des politiques. « Si l’école faisait son travail, j’aurais un travail » n’est pas passé. 

Sommé de retirer le slogan et de présenter des excuses, le Medef est d’abord resté sur ses positions et a assumé la bannière, jusqu’à ce que Pierre Gattaz, son président, ne prenne la parole dans une vidéo publiée hier soir sur Twitter.

« Je m’excuse auprès des professeurs, des enseignants qui auraient pu se sentir visés par cette campagne que ne les touchait pas du tout », a-t-il exprimé. Il assure que « c’est le système qu’il faut revoir, et je voudrais le faire avec eux ».

L’éducation responsable du chômage des jeunes ?

Au début de la vidéo, le président du Medef a tenu à expliquer ses positions : « Il faut réformer notre système d’éducation, qui génère 100 000 décrocheurs par an, qui génère 25 % de jeunes chômeurs, qui fait que nous avons 300 000 emplois demandés non pourvus. (…) Tout cela doit être mis sur la table. C’est le sujet de cette campagne. »

Si les excuses envers le corps enseignant sont bien là, le Medef semble toutefois camper sur sa position : l’école est responsable du chômage des jeunes. Un raccourci trop facile, le même qu’insinué dans le slogan maladroit, qui pourrait ne pas aider à apaiser les tensions.