Un nombre croissant d'établissements supérieurs permettant de changer de voie en cours d'année, il est vivement conseillé de redoubler d'attention et de sources d'information afin d'éviter tous les pièges possibles susceptibles de venir troubler votre réorientation.

Se réorienter en cours d'année est une possibilité octroyée par de plus en plus d'établissements d'enseignement supérieur, aussi bien en école de commerce, d'ingénieurs, d'universités... Pour autant, cette procédure est particulièrement compliquée, et est semée d'embûches qu'il faut tant bien que mal éviter ou contourner.

Se raccrocher à la réalité plutôt que de rêver

"Le premier piège à éviter, dans le cadre d'une réorientation, c'est de rêver sur quelque chose qui n'est pas le cas. Il faut bien réfléchir au contenu de la formation que l'on souhaite suivre, et savoir où cela va nous mener", explique Catherine Forveille, responsable communication et marketing de l'école d'ingénieurs Estaca.

Une mise en garde confirmée par Bernard Quinio, directeur du service formation continu de l'Université Paris-Nanterre : "Le piège est en effet de continuer à rêver, d'imaginer les choses et de ne pas les voir dans la réalité. Par exemple, beaucoup d'étudiants s'inscrivant en licence STAPS ont encore l'image du foot, alors qu'il y a de très nombreuses heures consacrées aux matières scientifiques... Il y a aussi une histoire d'effort : un certain nombre d'étudiants se sont laissés aller, alors qu'ils faut être acteur de son temps et de son orientation !"

Du danger d'opter pour une formation trop spécialisée

De son côté, Benoît Anger pointe du doigt le risque d'opter pour une formation trop spécialisée. "Si l'orientation est une difficulté parce qu'on n'est pas encore certain de ses choix, il faut éviter de s'enfermer dans un cursus trop spécialisé qui ne permettra pas de poursuite d'études dans une autre filière. Il faut aussi éviter de s'engager dans une formation de 4 ou 5 ans, qui ne permettra pas de sortie 'valorisable' avant la fin du cursus", conseille le directeur général adjoint à la communication de Neoma Business School.

"Autre piège : les copains. Choisir une formation parce qu'on y a de bons copains n'est pas une motivation suffisante !", ajoute-t-il.