Les étudiants français dorment mal et peu. C'est le constat que tire la SMEREP dans une étude dévoilée début mars 2015. Un jeune sur cinq dort en effet moins de six heures par nuit.

De courtes nuits pour les étudiants français. C'est la conclusion que tire la SMEREP (Société mutualiste étudiante régionale de la région parisienne) dans une étude* dévoilée à l'occasion de la Journée nationale du sommeil, qui se tiendra le 27 mars 2015.

Les jeunes dorment trop peu

Il est communément admis qu'un adulte a besoin en moyenne, de huit heures de sommeil pour être en forme et neuf pour un adolescent, comme l'explique l'Institut National de prévention et d'éducation pour la santé (INPES). Un temps de repos que ne respectent généralement pas les étudiants français.  Et pour cause, selon la SMEREP, 91 % d'entre eux dorment moins de 8 heures par nuit, et 20 % de ces derniers comptabilisent moins de 6 heures de sommeil. Enfin, l'étude fait savoir que seuls 9 % de ces étudiants privilégient les 8 heures conseillées.

Ces chiffres tendent à montrer que les jeunes ont de véritables troubles du sommeil qui se traduisent par des nuits mouvementées. En effet, ils sont 48 % à déclarer que leur sommeil « tarde à venir une fois par semaine », soit 10 % de plus qu'en 2014. De même, ils sont 21 % à avoir quotidiennement des difficultés pour s'endormir : 37 % d'entre eux se réveillent « parfois » et 31 % « souvent ». Ces nuits troublées se répercutent sur le réveil puisque 60 % des étudiants déclarent se lever « avec difficulté au moins une fois par semaine », voire « quotidiennement » pour 30 % d'entre eux.

Une source d'inquiétude pour les étudiants

Ce déficit de sommeil affecte les jeunes. D'après la SMEREP, c'est même l'une de leurs principales sources de préoccupation. Ainsi, dans le top 10 des thèmes de prévention santé sur lesquels ils souhaitent être prioritairement informés, le sommeil se classe second, juste derrière la gestion du stress et devant la nourriture. Le fait est que ces troubles jouent considérablement sur la concentration et la mémorisation et donc sur les études.

En cause, le stress ou encore le rapport aux écrans, comme l'explique l'étude publiée par le Réseau Morphée, spécialisé dans les problèmes relatifs au sommeil. Selon ce réseau médical, 33,5 % des adolescents passent plus d'une heure devant un écran après le dîner et 15 % envoient des SMS durant la nuit. L'hyper-connexion est donc l'un des principaux ennemis du sommeil.

* Etude Harris Interactive pour la SMEREP réalisée selon la méthode des questionnaires auto-administrés, du 5 au 20 mai 2014, auprès de 500 étudiants de toute la France et de 700 d'Ile-de-France et complétée par un sondage réalisé du 24 février au 3 mars 2015 auprès de 118 étudiants.