C’est la fin de la procédure normale de Parcoursup. L’heure pour les candidats de valider leurs derniers vœux ou de préparer la procédure complémentaire. Et l’heure également de dresser un bilan inquiétant de cette nouvelle formule.

C’est aujourd’hui, mercredi 5 septembre, que s’arrête la procédure normale de Parcoursup. D’ici minuit, tous les vœux formulés en mars seront annulés, même si les candidats y sont sur liste d’attente. 

Réponse impérative aujourd’hui

Pour les candidats ayant accepté un vœu tout en conservant un ou plusieurs autres en attente, il ne reste donc que quelques heures pour accepter définitivement cette proposition, et s’y inscrire administrativement selon le délai imposé par l’établissement

Quant aux candidats qui sont encore sur liste d’attente, ils devront passer par la procédure complémentaire pour recevoir une affectation dans le supérieur. Cette phase complémentaire, déjà ouverte depuis le 26 juin, s’étend jusque 21 septembre. Celle-ci fonctionne comme la procédure normale, et regroupe les places encore vacantes dans l’enseignement supérieur. 

S’il n’est pas possible pour un candidat de candidater à une formation qui l’a déjà refusé lors de la procédure normale, il pourra en revanche postuler dans une formation similaire dans un autre établissement. 

Beaucoup de places en procédure complémentaire

Le 5 septembre, le moteur de recherche du site de Parcoursup indiquait que près de 8 500 formations proposaient des places en procédure complémentaire, dont 1 800 en licence, 4 700 en BTS, 500 en DUT ou encore 500 en classe préparatoire aux grandes écoles. Parmi elles, certaines écoles reconnues et prestigieuses ont toujours du mal à remplir leurs classes.

Chaque jour, la liste des formations pouvant accueillir des étudiants sera mis à jour. Le délai de réponse sera très court : pour chaque proposition reçue, les candidats devront répondre le jour même. Il n’y aura par ailleurs pas de listes d’attente lors de la procédure complémentaire. 

Le bilan inquiétant de Parcoursup

A l’heure de la fermeture de la procédure normale de Parcoursup, on peut dresser un bilan plutôt inquiétant. Ce 5 septembre, 511 228 candidats ont trouvé une formation via Parcoursup pour l’année universitaire à venir, soit 63 % des inscrits en mars, ou un peu moins de deux sur trois.

Parmi les candidats dont l’avenir est incertain, on dénombre 71 804 jeunes (9 %) qui ont accepté une proposition, tout un maintenant un ou plusieurs autre(s) vœu(x) en attente, espérant mieux. Les candidats refusés partout ou encore en attente sont 47 258, soit presque 6 % du total des inscrits

Parmi ces derniers, le ministère de l'enseignement supérieur sépare les « candidats qui souhaitent s’inscrire dans l’enseignement supérieur via Parcoursup » (7 745) des « inactifs » (39 513), qui n’ont pas demandé aux commissions d’accès à l’enseignement supérieur d’examiner leur dossier et de leur faire une proposition.

Par ailleurs, 181 757 candidats ont quitté la procédure de Parcoursup, parce qu’ils n’ont pas eu leur bac, ont trouvé une formation hors Parcoursup ou se sont lancés dans un autre projet. Ils ne sont donc pas pris en compte dans les catégories des non-affectés.

Moins bien qu’APB ?

Les fonctionnements de Parcoursup et d’APB étant différents, les comparaisons sont à prendre avec des pincettes. Toutefois, alors que la rentrée universitaire approche, voire est déjà passée, les chiffres quasi-définitifs montrent une constance. 

Bien que les procédures normales ne terminaient pas au même moment de l'année, le nombre de candidats ayant reçu une proposition à leur issue est proche. Le 19 juillet 2017, 541 204 candidats à APB avaient ainsi une proposition de place. Le 5 septembre 2018, ils étaient 583 032 sur Parcoursup, dont les 71 804 ayant conservé des vœux en attente. 

Pour rappel, 3 729 bacheliers n'avaient pas obtenu d'affectation à l'issue de la procédure complémentaire d'APB, fin septembre 2017. Restera à mesurer la satisfaction des néo-étudiants, devenue difficile à estimer sur Parcoursup du fait de la fin de la hiérarchisation des vœux.