C’est l’un des mots clés du nouveau lycée imaginé par Jean-Michel Blanquer : l’orientation des élèves. Selon une récente publication du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), l’orientation est en effet un sujet très préoccupant pour les lycéens et étudiants.

Les filles plus stressées

Premier enseignement : près d’un jeune de 18 à 25 ans sur deux (48 %) se considère comme mal accompagné dans son orientation par son établissement. Un « bilan mitigé », selon Nathalie Mons, la présidente du Cnesco : « On est loin des chiffres catastrophiques qu’on entend habituellement. » 

Mais certaines inégalités se cachent derrière ces données. D’abord, les filles se disent à la fois plus stressées que les garçons par leur orientation (72 % contre 63 %), mais également moins satisfaites de leur accompagnement (41 % contre 53 %)

Inégalités sociales face à l’orientation

D’autre part, on note de réelles disparités entre les classes sociales. « Les enfants d’ouvriers et d’employés sont plus stressés et moins satisfaits par le processus d’orientation », notent les auteurs de l’étude. 

Ainsi, 19 % d’entre eux considèrent leur orientation comme un choix subi, contre 10 % des enfants de cadres. De même, 20 % des enfants de cadres sont finalement insatisfaits de leur orientation, contre 31 % des enfants d’ouvriers et d’employés, et 38 % des élèves ayant un parent au foyer. 

Concernant les motivations des jeunes, les goûts personnel pour un métier ou un secteur établissent le plus souvent le critère principal (pour 28 % des jeunes), devant le goût pour la discipline (17 %), la rapiditié de l'accès à l'emploi (7 %), la certitude de réussir (6 %), la sécurité de l'emploi (6 %) et la proximité géographie (5 %).