Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une vocation dès le lycée. A l’approche du bac, de nombreux élèves peinent à trouver une voie qui leur plaît.

Si c’est votre cas, pas de panique. D’une, vous êtes loin d’être seul. Ensuite, vous poser les bonnes questions au quotidien vous aidera à vous éclaircir l’esprit. « Il n’y a pas une bonne et une mauvaise méthode », prévient Martine Vanhamme-Vinck, directrice du CIO Mediacom et psychologue de l’éducation nationale. Ainsi, une orientation réussie dépend de chacun, mais regroupe bien souvent deux traits : l’intérêt et l’information

"Savoir ce qui nous motive"

Pour déterminer ce premier point, il suffit de noter ce que vous aimer faire et ne pas faire, que ce soit au lycée ou en dehors des cours. Sport, musique, famille, vie associative, cinéma, promenade en extérieur, etc. Toutes les activités que vous appréciez et que vous n’appréciez pas définissent votre personnalité. L’idée, à travers cette réflexion, est de trouver un domaine qui vous apporte du plaisir et/ou de la satisfaction.

Mais n’hésitez pas à pousser la réflexion un peu plus loin. Madame Vanhamme-Vinck recommande de se poser la question suivante : « Est-ce que j’ai choisi ou est-ce qu’on a choisi pour moi ? » Celle-ci peut être révélatrice, même si, lors de la scolarité, « on n’a pas été habitué à choisir ».

Dans le même esprit, essayez de penser à ce que signifient ces activités. Passer du temps avec les autres, aider des personnes dans le besoin, exercer de la créativité, être dans la compétition, être seul, être proche de la nature, etc. « C’est intéressant de trouver ce qui nous motive », développe la conseillère-psychologue d’orientation. 

Trouver des études édaptées à son profil

Votre manière de travailler peut également être révélatrice. Vous pouvez la découvrir à travers « des questions qui ne sont pas toujours posées dans la scolarité : Suis-je efficace ? Organisé ? Résistant au stress ? »

Pour elle, connaître ses aptitudes et préférences d’études permet « d’identifier la façon dont on a envie d’étudier », mais aussi le type de formation adapté à son profil. Mais pour cela, une autre étape est incontournable. « Il faut s’informer ! » insiste Martine Vanhamme-Vinck, et ce « le plus tôt possible ». Une bonne orientation n’est pas possible sans connaissance du système éducatif, des types formations et… de Parcoursup. 

« L’orientation est un processus continu qui se construit dans l’interactivité », présente la psychologue. Autrement dit : n’hésitez jamais à en parler à votre entourage, vos parents, vos professeurs ou vos amis, « des gens en qui vous avez confiance », conseille-t-elle. Des conseillers-psychologues d’orientation sont également là pour vous aider, dans les CIO ou les SCUIO. 

Et pour confirmer ses ressentis, « il faut aller dans les journées portes-ouvertes et sur les salons ». Mais pas n’importe comment : préparez bien vos visites pour savoir quels stands privilégier et quelles questions posées aux professeurs et étudiants présents.

"On a le droit de se tromper"

En outre, bien que Martine Vanhamme-Vinck recommande de « prendre son temps », il faut aussi tenir compte du calendrier de Parcoursup. Sur la plateforme, différents outils peuvent d’ailleurs vous aider dans votre processus d’orientation. D’abord, elle regroupe de nombreuses informations sur les formations et les établissements.

Ensuite, elle vous donne des moyens efficaces de réfléchir. Le projet de formation motivé en est un. « Rédiger cette lettre permet parfois de réaliser ce qu’on a vraiment envie de faire », a pu constater la psychologue.

Enfin, pas de panique : « Oui, on a le droit de se tromper ! Les trajectoires rectilignes, on en a rarement », rassure Martine Vanhamme-Vinck. Si vous vous lancez dans des études qui ne vous conviennent finalement pas, il n’est jamais trop tard pour s’en rendre compte. Cela fait même partie du processus d’orientation. « En réorientation, on analyse ce qu’il s’est passé pour faire en sorte que les choix d’après soient meilleurs. »

Une autre solution, peu connue, est offerte par Parcoursup et conseillée par madame Vanhamme-Vinck : faire une année de pause. Prendre un an, six mois ou trois mois sans enseignement ni école permet bien souvent de mieux se connaître et d’en savoir plus sur ses envies.