Des dizaines d'options facultatives sont proposées chaque année au bac, de la pelote basque à la boule lyonnaise, en passant par les langues vivantes et régionales. Une très bonne manière de gagner des points supplémentaires.

Les options du bac les plus atypiques Les options du bac les plus atypiques
Des dizaines d'options sont proposées au bac : sport, langues étrangères ou régionales...

Du gallo-roman au gouren, en passant par le pentabond, un très large choix d'options facultatives au baccalauréat s'offre aujourd'hui aux élèves de Terminale. Si la plupart sont communes à toutes les académies françaises, d'autres se révèlent spécifiques à une région, voire à un établissement ! Il faut donc vérifier, lors de son inscription, que l'option désirée fasse bien partie des enseignements proposés.

Un très grand nombre de langues vivantes

"L'une des particularités du système éducatif français réside dans sa multitude de choix au niveau des langues vivantes", souligne le ministère de l'Éducation nationale. L'enseignement facultatif en compte en effet 58 ! Certaines sont dites "rares" car peu communes et ne se pratiquant pas dans tous les établissements. Parmi elles, on peut citer le swahili et le tamoul, dialectes respectivement parlés en Afrique et en Asie, le lituanien, le croate, le vietnamien ou encore le cambodgien.

Les langues asiatiques ont d'ailleurs la cote auprès des lycéens. "Certains lycées bretons, par exemple, se sont spécialisés dans les troisièmes langues asiatiques", explique Rosa Cachoir, conseillère d'orientation psychologue à l'espace orientation-insertion de l'université de Caen. "Le japonais est même la LV3 la plus demandée dans la région de Caen !", ajoute-t-elle.

Les langues régionales font de la résistance

Les langues régionales font aussi partie des options facultatives. Si le breton, le corse ou le basque ne paraissent pas si étranges, d'autres en revanche s'avèrent davantage atypiques.

Dans cette catégorie, il est notamment possible de mentionner le gallo-roman, langue romane de la Haute-Bretagne ; les langues mélanésiennes, venues de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des îles Salomon ; ou encore l'occitan, parlé dans le tiers sud du pays. Au nombre de 11, elles sont aujourd'hui encore enseignées dans le but de conserver et de cultiver les patrimoines des différentes régions françaises.

Quand sport rime avec culture

Conserver et partager le patrimoine local à travers les options facultatives du baccalauréat passe également par l'enseignement de pratiques sportives. Certains sports s'avèrent ainsi relativement atypiques à l'instar de la pelote basque, de la boule lyonnaise ou encore du "gouren", qui n'est autre qu'une lutte bretonne.

Cette dernière a d'ailleurs "failli disparaître des options facultatives il y a quelques années", confie Hervé Caron, directeur de la fédération de gouren. "Elle a été sauvée grâce à la mobilisation des membres de la fédération et des élus locaux, qui se sont battus pour conserver dans les programmes ce seul style de lutte traditionnelle restant en France".

Cette discipline, proposée dans quelques établissements bretons, offre une quarantaine de places aux lycéens, mais seulement une vingtaine d'élèves s'y inscrivent chaque année contre plus de 560 en natation de distance, par exemple. Sur les cinq options proposées par l'académie bretonne, elle se classe ainsi bonne dernière, comme souvent pour ces disciplines peu ordinaires...

Des pratiques spécifiques suivant les académies

Si le judo, le tennis, la natation et la danse sont des épreuves dites "ponctuelles terminales", avec une note qui dépend d'un examen unique sur l'année, d'autres sont notées sur la continuité. "Le choix de ces disciplines sportives est proposé par l'établissement, et est soumis à la validation d'une commission académique", explique Luc Pinson, directeur de la communication de l'académie de Nantes.

Certains établissements profitent ainsi des atouts de leur environnement pour proposer des options spécifiques : activités nautiques telles que la voile pour l'académie de Caen et le surf pour celle de Bordeaux, ou de montagne avec la pratique du ski ou du snowboard dans les Alpes ou dans les Pyrénées.

Et, sur le plan national, certaines académies ne disposant pas d'un environnement propice à des sports atypiques essayent parfois de varier les disciplines. Quelques-unes proposent ainsi le pentabond, un enchaînement de cinq bonds après une course d'élan, les arts du cirque, le lancer de javelot ou encore - particulièrement dans l'air du temps - du fitness, avec de l'aérobic et du step !