Master, Mastère, MBA, PhD, diplômes européens... Les cursus en 3e cycle en France ou à l'international sont très nombreux et les spécialités importantes.

Construire son parcours professionnel

Ce domaine offre-t-il plus d'opportunités aux diplômés de 3e cycle ? Le statut de cadre correspond-il à mes prétentions salariales et à mes envies professionnelles ? Ai-je les moyens financiers de m'engager dans un cycle d'études supplémentaire ? Aurais-je la possibilité de me diversifier ? Chaque individu construit son parcours en fonction d'aspirations personnelles. Et c'est cette cohérence qui conditionne l'attractivité sur le marché du travail.

A partir de bac+5, on attend des candidats un certain niveau de maturité professionnelle : qu'il soit opérationnel, autonome, capable de se situer dans une organisation, de placer ses tâches en perspective dans une structure et une organisation.

Une expérience concrète

Les recruteurs n'aiment pas les profils qui multiplient les diplômes sans cohérence mais ne sont pas hermétiques aux parcours atypiques. Frédéric Viart a de nombreuses années d'expérience dans le management et dirige aujourd'hui la société ASA, qui emploie des salariés majoritairement issus de formations de 3ème cycle.

Selon lui, il faut distinguer deux types de changements d'orientation : "Des changements radicaux et non argumentés sont généralement mal perçus alors que des réorientations que l'on sait expliquer et ayant permis d'augmenter le niveau général sont bien accueillies." Spécialisation, double diplôme sont autant de cartes maîtresses dans le jeu des jeunes diplômés.

"Il est important de se renseigner avant de postuler sur les valeurs mises en avant par l'école. Cela permet de déterminer si elles correspondent à la personnalité du candidat et à ce qu'il attend de ses études et de sa vie professionnelle", conseille Geneviève Cazes-Valette, professeur et jury à Toulouse Business School (TBS).

Exploiter toutes les sources d'information

Choisir un 3ème cycle, c'est avant tout se poser les bonnes questions concernant le secteur d'activité visé. Cela implique de se renseigner sur son contexte et les conditions d'exercice du métier que vous avez choisi. Pour confronter votre projet à la réalité, il faut donc commencer par se renseigner auprès des bonnes sources d'information. Voici quelques pistes qui vous permettront de frapper aux bonnes portes.

Internet regorge d'informations, mais on peut vite se retrouver noyé sous la masse.

  • Le site de l'APEC – association pour l'emploi des cadres - avec ses fiches métiers et ses fiches secteurs permet d'avoir une idée assez nette de l'actualité de l'emploi par domaine d'activité. www.apec.fr
  • Les sites internet des établissements présentent souvent le contenu des programmes de formation, les conditions d'admission, les débouchés.
  • La presse professionnelle vous permettra de vous faire une idée de la conjoncture du secteur, ne la négligez pas.

Discuter permet de partager les expériences et de découvrir des aspects que l'on n'a pas envisagés :

  • Entrer en contact avec des anciens élèves pour savoir quels sont les débouchés et le niveau d'accompagnement de la part de l'établissement.
  • Votre cercle familial, amical et votre établissement de formation sont des viviers de contacts, il ne faut pas hésiter à solliciter votre réseau !
  • Les intervenants extérieurs des formations sont souvent des professionnels, profitez des cours pour les interroger.
  • Les CIO, CRIJ, CIDJ, PAIO, SCUIO répertorient les formations et offrent la possibilité de rencontrer des conseillers psychologues dont la mission est d'accompagner votre réflexion.

Dernière mise à jour : 5 janvier 2015