Deux notes du ministère de l’éducation nationale, publiées en septembre, donnent des informations sur l’organisation du nouveau bac.

Les élèves rentrés en seconde cette année seront les premiers à passer le bac sous sa nouvelle formule, en 2021. Mais avant cela, ils seront également les premiers à tester les nouvelles mesures éducatives mises en place lors des années lycées

Sept spécialités obligatoires dans un « périmètre raisonnable »

Ainsi, après le test de positionnement en seconde, ils devront, l’année prochaine, choisir des enseignements de spécialité. Si plusieurs zones d‘ombre planaient encore récemment sur le continu et la mise en place de ces fameuses spécialités, on en sait aujourd’hui un peu plus, depuis la publication récente de notes du ministère de l’éducation nationale.

Si la liste des douze spécialités (lire notre article du 14 février à ce sujet) reste inchangée, tous les lycées ne seront pas en mesure de proposer l’ensemble de ces matières à leurs élèves. D’ailleurs, ils n’en auront même pas l’obligation. Seule contrainte imposée pas le ministère de l’éducation nationale : les spécialités les plus courantes devront être « accessibles dans un périmètre raisonnable ». Autrement dit, ces spécialités seront obligatoirement présentes au sein de zones géographiques déterminées, quitte à n’être disponibles que dans un seul lycée. 

Cette mesure concerne les enseignements suivants : histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; humanités, littérature et philosophie ; langues, littératures et cultures étrangères ; maths ; physique-chimie ; SES et SVT. Exceptionnellement, certains élèves pourront suivre une spécialité à distance ou dans un autre lycée

Combinaisons : tout est permis

Les cinq autres spécialités (arts ; écologie, agronomie et territoires ; langues et cultures de l’antiquité ; numérique et sciences informatiques et sciences de l’ingénieur) « feront l’objet d’une carte académique, voire nationale ». 

Du côté des combinaisons, pas de recettes proposées aux élèves : le choix devrait être laissé totalement libre aux lycéens, qui pourront ainsi associer un enseignement scientifique à une matière littéraire s’ils le souhaitent. Une précision qui rassure les syndicats enseignants. « Cette note tranche un débat important, mais bien tardivement, réagit Alexis Torchet, secrétaire national SGEN-CFDT auprès de Libération. Cette décision reposant sur le choix du  lycéen va dans le bon sens, celui d’une autonomie et d’une émancipation. Proposer des combinaisons toutes faites en amont, c’était recréer des séries, donc une réforme pour rien. »

Programmes encore inconnus

Reste que certains éléments importants se font encore attendre pour permettre aux élèves de faire leur choix dans les meilleures conditions et avec toutes les informations nécessaires. A l’heure actuelle, on ne sait en effet pas encore quels lycées proposeront quelles spécialités, ni le programme précis des enseignements de chacune de ce spécialités. Il faudra donc faire preuve d’encore un peu de patience avant de faire ses choix, même s’il est déjà temps d’engager une phase de réflexion.