Les étudiants nantais en sixième année de médecine protestent contre l’organisation jugée désastreuse des épreuves classantes nationales (ECN) et leurs conditions de formation. Une centaine de futurs médecins sont en grève depuis le début de semaine.

A Nantes, une partie de ceux s’étant renommés « la promo fiasco » sont en grève depuis le 24 juillet dernier.

Ces étudiants en sixième année de médecine s’insurgent contre leur condition de formation de manière générale mais aussi contre le déroulement des épreuves classantes nationales informatisées (ex épreuves d’internat) de cette année.

Gros cafouillage pour la session 2017 des ECNi

Rappelons qu’en juin dernier, deux épreuves des ECN, examens déterminant pour l’affectation en internat et l’avenir des futurs médecins, ont été annulées.

Un sujet similaire à celui d’une épreuve de 2016, un autre déjà présent lors d’une conférence de préparation des ECNi à Lyon, résultat : deux épreuves capitales reprogrammées pour 8 000 externes en médecine.

La suppression des ECN revendiquée

L’association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMEF) dénonce une situation « humainement désastreuse ».

Reçue par les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé, des engagement, salués par le syndicat ont tout de même été pris (mise à disposition par voie numériques des annales des ECNi et ECNi tests ou lancement d'une enquête pour faire le point sur l'ensemble des dysfonctions techniques).

Toutefois, ces derniers semblent insuffisants pour les 98 étudiants grévistes nantais qui ne décolèrent pas.

Ces derniers trouvent ces engagements encore trop timides et réclament la création de sujets inédits chaque année, composés par plusieurs experts au lieu d’un seul ainsi qu’une publication officielle de la correction des épreuves. Les grévistes vont même plus loin et prônent la suppression pure et dure des ECNi. 

« Ces ECNi 2017 ont finalement été l’apothéose désastreuse d’un système d’apprentissage basé ni sur l’entraide ni sur la bienveillance mais sur la compétition et l’individualisme », explique les concernés au Figaro.

Un manque de reconnaissance

Enfin, les protestataires ont insisté sur un autre point noir de leur quotidien : l’intégration difficile dans les équipes médicales en internat et parfois le manque de reconnaissance de leur travail.

Plus de bienveillance, l’augmentation du contrôle continu ainsi qu’une aide psychologique harmonisée entre les facultés font également partie des revendications des ces étudiants nantais.