Vendredi 6 février, sur le plateau d'i-Télé, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, a présenté son plan contre le harcèlement à l'école.

Najat Vallaud-Belkacem lance son plan contre le harcèlement scolaire Najat Vallaud-Belkacem lance son plan contre le harcèlement scolaire
Au moins 700 000 élèves seraient concernés
par le harcèlement scolaire. © Mitarart - Fotolia

Le harcèlement scolaire concernerait 700 000 élèves en France, du CE2 à la terminale, selon les chiffres du ministère de l'Education. Le gouvernement a donc pris la décision d'agir. Vendredi 6 février, sur le plateau d'i-Télé, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, a détaillé les premières mesures de son plan contre le harcèlement scolaire.

Des outils pour détecter le harcèlement

Selon la ministre, parmi tous les élèves victimes de harcèlement scolaire, un sur cinq ne parle pas de ce qu'il vit au quotidien. « C'est ce qui va le conduire souvent à des actes tragiques parce qu'il aura l'impression d'être dans une impasse », explique Najat Vallaud-Belkacem.

Les écoles doivent donc « parler du harcèlement », expose-t-elle : « Pendant trop longtemps (...), c'était un sujet un peu tabou ».

Pour cela, le ministère souhaite mettre en place différents outils afin de mieux détecter le harcèlement. Parmi eux, des formations pour les enseignants et les chefs d'établissement afin de mieux savoir détecter, mais aussi, faire face au problème. Egalement, la mise en place d'une plateforme téléphonique à disposition des familles afin qu'elles puissent « tirer la sonnette d'alarme » (tel: 08 08 80 70 10). Puis, le gouvernement a également décidé de mettre en place le prix « Mobilisons-nous contre le harcèlement » afin que les élèves puissent s'exprimer sur le sujet.

Une journée contre le harcèlement scolaire

« Dans la société tout entière, la prise de conscience doit aussi être plus forte », a exprimé la ministre, en précisant que cela passerait notamment par « une journée spéciale, avec les médias, à partir de la rentrée prochaine », afin de « briser le silence ». « Dans les établissements, la prise de conscience doit être quotidienne », a-t-elle argué, ajoutant qu'il fallait « rompre avec le phénomène de groupe, les enfants qui sont témoins et rigolent ».

La ministre a également abordé le problème du cyber-harcèlement. Un élève sur deux en a été victime un jour, selon elle. C'est pourquoi, elle a évoqué l'idée d'une « éducation au numérique des enfants » afin de « se protéger et apprendre à faire d'Internet autre chose qu'un déversoir de brutalité et de haine ».