La ministre du Travail, Muriel Pénicaud a dévoilé son objectif d’élargir le programme Erasmus à davantage d’apprentis. Elle espère ainsi porter à 15 000 le nombre de départs d’ici 5 ans.

25 600. C’est le nombre d’apprentis qui ont bénéficié du système d’échange Erasmus depuis sa création, il y a 30 ans. Un chiffre dérisoire par rapport aux 615 000 étudiants qui ont suivi ce programme depuis 1987, selon Les Echos.

Doubler le nombre d’apprentis à l’étranger

Une situation à laquelle la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, entend remédier. Cette dernière prévoit ainsi de multiplier par deux le nombre d’apprentis en Erasmus en passant de 6 800 personnes par an actuellement à 15 000 d’ici à 2022.

Des obstacles à la mobilité pour les apprentis

La ministre a précisé que ce faible taux d’apprentis bénéficiant du programme Erasmus s’explique par les obstacles auxquels peuvent se heurter leur statut particulier.

Difficultés à trouver un poste juridiquement identique à l’étranger, à valider des compétences équivalentes ou encore à quitter son entreprise pendant plusieurs mois, autant de facteurs qui compliquent la mobilité des apprentis.

Manque d’information

Muriel Pénicaud est également consciente du manque d’information concernant le programme Erasmus à destination des jeunes apprentis.

C’est pourquoi, afin d’accroître la visibilité d’Erasmus auprès des ces derniers, le ministère travaille sur le développement d’une application contenant toutes les informations sur le sujet.

Des informations à propos de la bourse Erasmus + permettant de partir à l’étranger y figurera notamment. 

Une alliance avec l’Allemagne

Le député européen, Jean Arthuis, a été missionné par la ministre pour tenter de trouver un moyen de généraliser le système Erasmus aux apprentis. Un travail qui prévoit de s’opérer en collaboration étroite avec l’Allemagne.

Une journée franco-allemande en l’honneur de la mobilité des apprentis devrait se tenir le 22 janvier prochain.