La contestation contre la loi Travail ne faiblit pas. Au contraire, les deux manifestations organisées cette semaine ont vu la participation augmenter. Et des raffineries sont bloquées, provoquant un début de pénurie de carburant dans le nord-ouest du pays. Dans le même temps, la police ont manifesté contre la haine anti-flic.

Cette semaine a été de nouveau marquée par la tenue de plusieurs mouvements sociaux contre le projet de loi Travail, mais pas que. En plus des désormais régulières manifestations d'étudiants et de travailleurs, les policiers ont également organisé un rassemblement, mercredi. En outre, les cheminots ont fait grève, et des blocages de réseaux routiers et de raffineries sont encore en cours. 

Participation en hausse

Mardi, pour la première manifestation de la semaine, entre 68 000 (selon la police) et 220 000 personnes en France (selon la CGT) ont répondu à l'appel lancé par sept syndicats, dont trois étudiants (Unef, UNL et Fidl). Une participation en hausse par rapport à la précédente journée du jeudi 12 mai, qui avait regroupé 55 000 personnes selon les autorités. Une fois de plus, le mouvement a été entiché de violences et d'affrontements et 87 interpellations ont été enregistrées à travers le pays.

Deux nouvelles journées de manifestations à venir

Le mouvement ne s'arrêtera pas là. L'Unef, la Fidl et l'UNL, associé à quatre syndicats professionnels (CFT, FO, Solidaires, FSU), ont appelé à poursuivre le mouvement. Une nouvelle « journée nationale de grève, manifestations et actions » aura lieu dans toute la France le 26 mai. Elle sera suivie, le 14 juin, jour du début des débats au Sénat, d'une « journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris ».