Avec plus de 2 000 formations recensées dans le monde entier, choisir son MBA (Master of Business Administration) peut s'avérer être un véritable casse-tête. Accréditations, classements, ambitions : Orientations vous dévoile tous les indices vous permettant de vous diriger vers la formation vous convenant le mieux.

Beaucoup d'établissements de management affichent fièrement leurs accréditations pour attirer les candidats. L'explication de ce comportement est relativement simple : ces accréditations sont une preuve de la qualité de l'enseignement dispensé dans l'école.

Les trois accréditations principales et reconnues internationalement sont délivrées par trois organismes : l'AACSB (Association for the Advancement of Collegiate Schools of Business), l'AMBA (Association of MBA) et l'EFMD (European Foundation for Management Development), qui accorde le label EQUIS.

Accréditations et classements

Pour autant, il n'y a pas que les accréditations qui motivent les candidats à se présenter dans une école, et à se lancer dans tel ou tel MBA. "Ce qui influence également très nettement les étudiants, c'est le classement du Financial Times", souligne Michel Gutsatz, directeur des MBA de Kedge Business School. Chaque année, plusieurs journaux et magazines très connus publient en effet leur liste des meilleures écoles de commerce en matière de MBA. Parmi ces classements, celui du Financial Times fait office de référence, y compris en France.

"Les classements ne sont pas un critère pertinent, selon moi. Ce que je dis aux étudiants qui souhaitent intégrer un MBA, c'est d'aller voir un recruteur potentiel, et de lui demander la valeur de tel ou tel diplôme. Cela lui permettra de mesurer la valeur d'un programme. Car, ce qui est important, c'est l'insertion professionnelle : elle permet ainsi de faire le tri", affirme de son côté Alain Kruger, directeur des MBA ESG.

France ou étranger

Un autre moyen de se décider, du moins de confronter tous les avantages et les inconvénients des écoles de commerce en matière de MBA, consiste donc à se rendre aux salons consacrés à ces formations. "Toutes les écoles sont présentes à ces salons, que ce soit en France ou à l'étranger. C'est un peu une tradition pour elles", précise Raymond Ouellet, directeur des MBA du groupe Reims Management School (RMS).

"Il est difficile de comparer les écoles entre elles, surtout lorsqu'elles ne sont pas du même pays", confie néanmoins Raymond Ouellet. D'autant qu'en France, la majorité des programmes MBA sont à temps partiel, ce qui permet de continuer à garder une activité professionnelle à côté. Comparés aux programmes étrangers, notamment aux Etats-Unis, les formations françaises "sont plus proches des entreprises, et intègrent des formations au leadership plus poussées", analyse Michel Gutsatz. Un bon moyen pour se décider.

Part-time ou full-time

Si ce n'est pas encore le cas, outre la qualité de l'enseignement et la renommée de l'école, il faut également être sûr de ses objectifs. Chaque école de commerce propose des programmes différents. Même si les matières restent les mêmes, elles ne sont pas abordées de la même façon, et prennent plus ou moins de temps. Le candidat doit aussi se poser la question du type de formation : plutôt à temps partiel ou à temps plein ? "Cela va notamment dépendre du parcours antérieur.

Le full-time concerne des candidats qui poursuivent leurs études. Le part-time est plutôt destiné aux personnes qui ont déjà une activité professionnelle. Pour cette deuxième formule, nous exigeons des candidats qu'ils aient 30 ans minimum. Car ce n'est pas la même pédagogie : pour le part-time, nous sommes sur du participatif. Ceux qui sont en full-time n'auront pas, durant leur entrée dans la vie professionnelle, un encadrement fort, ce qui est plutôt normal", détaille Alain Kruger.

Enfin, la dernière question à se poser est d'ordre financière. Pour trouver la réponse, il est possible de tenter d'établir un rapport qualité/prix. "Pour les personnes vraiment motivées pour changer de vie, elles ont plus de chance de réussir en faisant un MBA plutôt qu'en quittant leur entreprise et en cherchant un poste avec leur CV actuel. Concernant les personnes licenciées, c'est maintenant ou jamais qu'il faut se lancer. C'est un vrai plus sur un CV !", explique Raymond Ouellet. A chacun donc de peser le pour et le contre...