Les masters recherche couvrent de nombreux domaines. Ils permettent aux étudiants d'approfondir leurs connaissances et de réfléchir à une problématique spécifique.

Si les étudiants optent beaucoup pour le master professionnel, le master recherche n'est pas en reste de débouchés.

Des masters plus adaptés à l'insertion professionnelle

En quelques années, le bac+5 ou master s'est imposé comme le niveau de référence des cadres : « Etre capable de prendre du recul sur les événements, savoir réagir vite, être doté d'une forte capacité de travail, d'un sens des responsabilités et de l'autonomie, sont autant de qualités propres à ceux qui poursuivent leurs études à ce niveau », reconnaissent les recruteurs dans une étude de l'Apec (Agence pour l'emploi des cadres).

Et comme l'insertion professionnelle s'inscrit dans leurs impératifs, les facultés reprennent les ingrédients du succès des grandes écoles : promotions à petits effectifs, cours en phase avec les prérogatives professionnelles et partenariats avec les entreprises.

Pour les étudiants aussi, le virage est radical : l'orientation par défaut n'est plus permise en master recherche. Les jurys d'admission n'ouvrent leurs formations qu'à ceux dont le choix répond à un projet professionnel clairement établi.

Le master 2 recherche, une année de construction

Le master 2 recherche est une année de construction, d'apprentissage du raisonnement. Une grande capacité de travail et d'analyse s'avère indispensable. « Pour se lancer dans un parcours recherche, il faut que tout soit clair autour de vous, prévient une directrice de M2. Au contraire d'un master pro qui pilote l'étudiant dans la vie active, le master recherche est une année d'épreuve intellectuelle, âpre. Et après, doctorat ou pas ? Travail ou non ? C'est une année de choix délicats à prendre pour la suite. »

Et pour ceux qui optent pour la vie active, s'y insérer n'est pas forcément une sinécure, comme le souligne Anne, diplômée d'un M2 en Etudes Nordiques et aujourd'hui assistante de Projet Développement pour un grand groupe de services RH : « La fac permet d'avancer sur sa propre voie, sans que les exigences du monde du travail n'interfèrent. Ce peu d'expérience m'aura desservie notamment en ce qui concerne la prise en compte de mon propre rôle au sein de l'entreprise dans un univers compétitif. J'ai sans doute passé plus de temps à vouloir comprendre certaines pratiques qu'un étudiant issu d'une école de commerce qui aura bénéficié d'études de cas. Il faut croire en ce que l'on peut apporter. Mais être en mesure de modifier son comportement et ses habitudes sans pour autant oublier de valoriser son potentiel peut relever du défi. »

Le cursus de master

Les masters recherche s'organisent, pour la plupart, autour d'un tronc commun obligatoire et d'unités d'enseignements (UE) choisies en fonction de son projet professionnel. En outre, l'étudiant suit des cours de méthode et d'initiation à la recherche : établir une problématique, collecter des données, présenter des résultats... Il participe aussi à des séminaires de recherche pendant lesquels il présentera des travaux spécifiques.

Néanmoins, l'organisation du cursus dépend de chaque université. Le choix d'orientation se fera donc dès la première année de master (M1) ou au cours de la seconde (M2). Autre voie possible : une ramification structurée par un tronc commun recherche/professionnel, dont la durée est déterminée (un semestre ou une année).

Le mémoire occupe tout le dernier semestre du master et constitue 30 crédits ECTS, soit un quart du barème retenu pour décrocher son sésame. A travers celui-ci, l'étudiant doit prouver qu'il a acquis une expertise dans son domaine, démontrer ses capacités de synthèse, sans pour autant négliger l'esprit critique et créatif. Ce travail de recherche fera ensuite l'objet d'une soutenance orale, d'une vingtaine de minutes, devant un jury.

Des qualités de recherche

Pour choisir son master recherche, les qualités de chercheur seront déjà mises à contribution. La palette de cursus est, en effet, très hétérogène, chaque fac proposant son propre master, sa propre formation, sous sa propre appellation. Parfois, un diplôme très efficient peut porter le même nom qu'un autre diplôme qui, pourtant, n'aura pas le même contenu ni la même portée.

Il ne faut pas hésiter à consulter l'annuaire des anciens promus ou à les solliciter via les forums Internet. Les partenariats avec les sociétés, la notoriété d'une fac sont de sérieux indicateurs. Enfin, il faut se pencher sur les bourses doctorales, les offres de financement de thèse variant beaucoup, selon le prestige et les moyens des laboratoires de recherches associés.