Popularisé par la réforme LMD, le master tend à évoluer de plus en plus pour répondre à la demande des étudiants et au marché de l'emploi. De niveau bac+5, il correspond à l'obtention de 120 crédits ECTS (European Credits Transfer System) et vise l'insertion professionnelle ou la poursuite d'études en doctorat.

La réforme LMD a permis de renommer les anciens DESS et DEA en un seul et même diplôme décliné en deux versions : le master pro et le master recherche. C'est ce qui garantit à ce diplôme une vraie reconnaissance sur l'ensemble du territoire mais aussi à l'étranger. Autre avantage, le développement des masters pro a permis aux universités de former des professionnels et de venir, ainsi, empiéter sur le terrain des grandes écoles.

IUP et IAE : une fierté pour les facs

Les Instituts universitaires professionnalisés (IUP) et les Instituts d'administration des entreprises (IAE) sont souvent comparés aux écoles d'ingénieurs, de commerce ou de management au sein des universités. Ils témoignent en effet d'une excellence reconnue.

Professionnalisants, modernes et en lien avec les entreprises, ces établissements accueillent les étudiants dès la deuxième année de licence pour des cursus en trois ans : licence 3, master 1 et master 2.

Par ailleurs, les périodes de stages, et plus particulièrement l'alternance, y sont privilégiées. Ainsi, grâce à des formations axées sur le monde de l'entreprise via des cours (management, gestion...) assurés par des professionnels, les IAE et les IUP offrent aux diplômés un très bon taux d'insertion sur le marché du travail.

Et pour cause,  plus de 80 % d'entre eux trouvent un emploi six mois après leur sortie de l'université. Ces établissements universitaires donnent également à la recherche une place de choix et encouragent les jeunes à poursuivre en doctorat.

Une offre de formation encore éparse

Pour optimiser l'insertion de ses étudiants, les universités usent de nouvelles mesures, à commencer par la rationalisation des diplômes. En 2013, l'on comptait 7 700 masters dont 1 841 en mentions et 5 806 en spécialités, que ce soit en master professionnel ou en master recherche. Or deux formations similaires en tous points pouvaient porter des appellations différentes selon l'université.

Un problème pour les recruteurs qui souhaitent identifier le cursus et les compétences des jeunes diplômés. Pour parer ce défaut de lisibilité, certaines formations se sont dotées d'un référentiel commun pour devenir de vraies « marques » connues et reconnues des entreprises : MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises), DJCE (Diplôme de Juriste Conseil d'Entreprise)...

Par ailleurs, dès la rentrée 2015, le nombre de masters sera réduit dans certaines universités. Les masters seront ainsi regroupés au sein de quelque 250 mentions.

Des outils pour renforcer l'insertion

Pour favoriser l'insertion des étudiants, certaines universités mettent en place des observatoires des métiers et de l'insertion, des forums de rencontre avec les entreprises, des ateliers de projets professionnels... Des moyens permettant de mesurer l'adéquation des formations avec le marché de l'emploi. A ce titre, la cinquième enquête sur l'insertion professionnelle des diplômés 2011 de l'université, publiée en 2015 par le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, indique que 30 mois après l'obtention de leur diplôme, les étudiants issus de master bénéficient d'un taux d'insertion de 90 %.

Des chiffres positifs dans les principales filières : ainsi, on note 91 % de taux d'insertion pour les diplômés de Master Droit-Économie-Gestion, 90 % pour les masters en Sciences-Technologies-Santé, 88 %  pour les masters en Sciences humaines et sociales (S.H.S.) et 87 % pour les masters en Lettres-Langues-Arts. Parmi ces jeunes en poste, 9 sur 10 le sont à temps plein sous statut cadres et professions intermédiaires.

Enfin, les établissements ont mis en place un suivi des anciens et entretiennent ce réseau pour assurer un avenir prometteur aux futures promotions. Un moyen judicieux d'attirer à la fois les étudiants et les employeurs.

Dernière mise à jour : 23 mars 2015