Une journée de mobilisation et de manifestations se tiendra demain dans toute la France.

Alors qu’une intersyndicale professionnelle organise une journée de grève et de mobilisation le mardi 9 octobre 2018, plusieurs syndicats étudiants se sont joints au mouvement. 

10 organisations signataires

« En cette rentrée, les réformes s’enchaînent et les jeunes ne sont pas épargné·e·s par la politique gouvernementale qui attaque à la fois nos conditions de vie et notre droit à l’avenir », écrivent dans un communiqué commun l’Unef, l’UNL, Solidaires étudiant·e·s, la LMDE, Jeunesse ouvrière chrétienne, le mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJ), DIDF Jeunes et les sections jeunes du Parti de gauche, des communistes et de Génération·s.

L’intersyndicale évoque notamment Parcoursup, le gel des APL, la précarisation du travail, la retraite à points ou encore le service national universel pour appeler « à manifester le 9 octobre, au sein de cortèges jeunes unifiés ». 

Blocages votés à Rennes et Montpellier

Dans le même temps, des blocages ont été votés dans les universités de Rennes-II et de Montpellier-III. A Rennes, une centaine d’étudiant a pris part au vote, mardi 2 octobre, mais leur entreprise pourrait ne pas aboutir. Le président de l’université Olivier David a en effet organisé une assemblé générale des personnels, lors de laquelle a été rappelé que le blocage constitue une entrave à la liberté d’étudier. 

Même son de cloche du côté de Montpellier : « Alors que l’université Paul-Valéry se remet à peine du mouvement très dur de l’hiver et du printemps, il est évidemment inenvisageable que de nouvelles perturbations viennent dégrader la situation sur le campus » a écrit Patrick Gilli, président de l’université, alors que 250 étudiants ont voté le blocage d’un amphithéâtre pour demain.