L’augmentation des dépenses incontournables (logement, transports…) oblige les ménages à surveiller leur budget de près. Résultat : la part consacrée au superflu se réduit comme peau de chagrin. De quoi donner des migraines aux professionnels du secteur qui doivent aujourd’hui rivaliser d’ingéniosité pour inciter les porte-monnaie à s’ouvrir.

Commerce, marketing, distribution… un seul impératif : vendre.

La tâche s’avère toutefois plus difficile aujourd’hui que dans les années 90 : Internet et la téléphonie multimédia ont changé la donne du marketing en utilisant de nouvelles armes pour atteindre des clients potentiels. Trop de sollicitation nuit, voire ruine toute stratégie publicitaire : les consommateurs saturent et ne prêtent plus aucune attention aux discours commerciaux.

L’ère du matraquage de masse s’achève. Cap sur des campagnes ultra-ciblées créées à partir de bases de données particulièrement performantes.

Côté commerce, “le e-commerce et l’ouverture sur l’international créent de belles perspectives, explique Fabrice Saada, responsable du site Internet www.erecrut.com. Mais on observe surtout un retour à la relation client et donc une forte demande de commerciaux qui constituent le vrai nerf de la guerre. Pour débusquer les meilleurs, les recruteurs diversifient leurs canaux : sites d’emploi, salons, prospection dans les écoles… Plus surprenant, les centres d’appel fleurissent sur tout le territoire et représentent un vivier de commerciaux de terrain. Par leur fonctionnement, ils s’avèrent très formateurs et développent rapidement les aptitudes des futurs vendeurs.”

Dans la distribution enfin, la bataille se joue sur les porte-monnaie. Confrontés au succès grandissant des discounters, les pontes du secteur misent sur la fidélisation de leurs clients et sur un service irréprochable. Autre répartie, les marques “maison” permettent aux distributeurs de proposer des produits à coût réduit tout en maîtrisant leur qualité. La guerre des prix n’en finit plus de commencer !

Performance à tous les niveaux

Devenir un pro du commerce ou du marketing ne s’improvise pas. Plus qu’ailleurs, votre valeur se mesure en résultats chiffrés. Le bagout et l’intuition ne suffisent plus : aujourd’hui, une solide formation conditionne votre avenir.

Les BTS Management des unités commerciales (MUC), Négociation relation client (NRC) ou le DUT Techniques de commercialisation restent des valeurs sûres pour les adeptes des cycles courts. Accessibles après le bac, ils prennent toute leur valeur lorsqu’ils sont préparés en alternance. Autre solution : les écoles de commerce, de gestion et de marketing. Quatre à cinq ans d’études conduisent directement vers des postes d’encadrement. Toutefois, assurez-vous que le programme d’enseignement dispensé tient compte des évolutions sectorielles avant d’opter définitivement pour un établissement : exploitation de bases de données, techniques d’e-mailing en marketing … Misez sur la qualité !