En France, le commerce est un secteur clé. Avec trois millions de salariés et plus de 240 000 projets de recrutements en 2017, les métiers de la vente et de la grande distribution sont encore très prisés. Et ce, malgré les évolutions auxquelles le secteur est confronté : e-commerce, développement des produits bio, robotisation…

Un secteur concurrencé par le numérique

La France est l’un des leaders de la grande distribution avec des grands groupes présents à l’échelle mondiale. Mais depuis plusieurs années, le secteur doit faire face à l’arrivée du e-commerce qui propose des plateformes de vente en ligne. Le secteur se robotise, notamment avec l’installation de caisses automatiques, mais aussi avec l’explosion des ventes sur internet, des « drive » ou encore l’utilisation de nouveaux outils comme les tablettes pour gérer les stocks. Tout un tas de nouvelles technologies auxquelles les salariés doivent s’adapter rapidement pour satisfaire leur client.

Le secteur, de plus en plus tourné vers le numérique, a donc vu l’émergence de nouveaux métiers, notamment dans le domaine du e-commerce. Avec la mondialisation et l’utilisation massive d’internet, les employés doivent maîtriser plusieurs langues étrangères et connaître parfaitement leurs produits pour être encore plus réactifs face à la concurrence et aux demandes de leurs clients.

Des perspectives d’évolutions rapides pour les jeunes

Néanmoins, les qualités et compétences des commerciaux restent sensiblement les mêmes : audace, observation, stratégie, bon relationnel… Autre qualité indispensable : la capacité à résister au stress. Qu’ils soient gestionnaires des achats, délégués pharmaceutiques, vendeurs ou commerciaux, les salariés sont constamment soumis à la pression du chiffre.

Cependant, le secteur de la distribution est celui qui permet les plus grandes perspectives d’évolutions internes, quel que soit le diplôme du salarié. Nombre d’entre eux ont un bac +2 et peuvent rapidement évoluer vers des postes de responsables et de managers.

Les métiers qui paient le plus

Pour exercer dans le secteur du commerce, la majorité des étudiants choisissent de faire des études courtes (bac +2/3).
Dès le lycée, les élèves peuvent se lancer dans un bac pro métiers du commerce et de la vente ou un bac pro technicien conseil-vente. Une fois leur diplôme en poche, plusieurs formations s’offrent aux étudiants comme un BTS négociation et digitalisation de la relation-client, un BTS management des unités commerciales ou un DUT techniques de commercialisation

Les futurs commerciaux ont aussi la possibilité de se former sur trois ans en validant un diplôme d’école de gestion et de commerce ou en intégrant une licence professionnelle spécialisée en commerce et vente, commerce et distribution ou commercialisation de produits et services.

Certains métiers requièrent des formations tout aussi courtes mais plus spécifiques. C’est le cas des opticiens, dont le BTS opticien-lunetier est obligatoire et peut se compléter par une licence professionnelle commerciale.

A peine diplômé d’un bac +2, un jeune peut gagner, en moyenne, entre 20 000 € et 26 000 € bruts par an, soit environ 1 600 € à 2 100 € par mois.

Les étudiants peuvent aussi poursuivre leurs études jusqu’en bac +5, en intégrant une école de commerce, une école d’ingénieurs ou un master, professionnel ou non, spécialisé dans le commerce, le marketing, la vente ou le développement commercial.


Une formation d’un an, accessible à bac +3, est également envisageable. Le DESS est un diplôme spécifique qui permet aux étudiants d’entrer directement dans le monde professionnel. Il existe différentes spécialisations comme les relations internationales, le commerce international, les négociations et affaires internationales… 


Un diplômé de bac +5 peut gagner, en moyenne, entre 33 000 € et 44 000 € bruts par an. Soit entre 2 700 € et 3 600 € par mois, en début de carrière.