Entre 2 600 et 40 000 lycéens ont pris part à une action de blocage et de manifestations contre la politique du gouvernement.

Les lycéens ont répondu à l’appel de l’Union nationale lycéenne (UNL) et ont rejoint ce vendredi 30 novembre le mouvement des gilets jaunes. 

Une trentaine de lycées perturbés

Des actions de blocages et de grève ont ainsi été recensées dans toute la France. Si la plupart du temps les élèves se sont rassemblées devant les lycées ou les préfectures, quelques débordements ont aussi été observés. Selon Var Marin, des CRS ont par exemple utilisé des grenades lacrymogènes à La Seyne-sur-Mer, dans le Var pour disperser des manifestants qui lançaient des projectiles. 

Selon cette carte publiée sur Twitter par l’UNL, le mouvement a rassemblé des lycéens de toute la France. Selon le syndicat, « près de 40 000 lycéens » étaient mobilisés partout en France. Ils étaient 2 600 selon la police, qui a aussi compté une trentaine de lycées perturbés en fin de matinée.

Abrogation de Parcoursup et du SNU

Si l’UNL dénonce « la politique ultra-libérale portée par E. Macron » qui ne fait que « précariser d’avantage » les citoyens, les revendications des lycéens ne portent pas sur les mêmes problématiques que celles des gilets jaunes adultes. 

Les jeunes manifestants s’insurgent notamment contre la politique éducative du gouvernement. Dans un communiqué adressé ce vendredi, ils demandent l’abrogation de la loi ORE et de Parcoursup, de la réforme du bac et du lycée, de la réforme de la voix professionnelle et du projet du service national universel, auquel s’opposent également la Fage et l’Unef, les deux principaux syndicats étudiants. Ils appellent également à poursuivre la mobilisation dès lundi 3 décembre. 

Mise à jour au 6 décembre

Une semaine après les premières mobilisations, le mouvement s'est durci partout en France. Ce jeudi 6 décembre, environ 200 lycées étaient en effet bloqués, notamment à Marseille, Versailles, Paris, Rennes, Toulouse ou encore Montpellier. Dans plusieurs cas, des dégradations graves et des tensions avec les forces de l'ordre ont été observés. Plusieurs centaines de jeunes ont été interpellés et on recense des blessés, certains gravement, selon le ministre de l'éducation nationale et les enseignants et parents d'élèves mobilisés. 

Par ailleurs, plusieurs blocages ont également été votés dans différentes universités (Tolbiac, Rennes 2, etc.). Les étudiants sont mobilisés contre les hausses des frais de scolarités pour les étudiants étrangers extra-communautaires et contre la loi ORE et Parcoursup.