La génération Tanguy serait-elle un mythe ?

Selon le dernier baromètre* sur la jeunesse de la Direction de la jeunesse, de l’éducation et de la vie associative (DJEPVA), présenté mardi 27 novembre, les jeunes de moins de 30 ans veulent en majorité quitter le foyer familial, mais n’y arrivent pas toujours

4 jeunes sur 10 vivent chez leurs parents

Cette enquête nous apprend que 59 % des jeunes de 15 à 30 ans ne vivent plus chez leurs parents. Mais parmi ceux qui restent, profiter encore un peu du cocon familial est parfois loin d’être un choix.  Ainsi, 13 % du panel vivent chez leurs parents car ils ont été contraints d’y revenir, pour diverses raisons (difficultés financières, fin d’études, séparation, etc.).

Au final, seuls 28 % des jeunes n’ont jamais quitté le cocon familial. Et parmi eux, les deux tiers (66 %) ont pourtant pensé à le faire. Pour une très large majorité, c’est le coût d’un logement qui retient ces jeunes (40 %). Quand d’autres attendent justement de trouver un emploi (32 %). 

Une minorité (3 %) déclare rester à la maison pour s’occuper de ses parents, et une autre (4 %) compte partir mais n’a pas trouvé de logement à son goût. Enfin, 10 % des jeunes interrogés se trouvent trop jeunes pour vivre seuls. 

Capture d'écran du baromètre DJEPVA © Injep Capture d'écran du baromètre DJEPVA © Injep

Les dépenses de logement difficiles à assumer

Les coûts lsont d’ailleurs pointés du doigt par l’enquête de la DJEPVA. Les dépenses liées au logement sont majoritairement perçues comme une lourde charge par les jeunes. Chez ceux qui vivent chez leurs parents, 6 % disent ne pas pouvoir y faire face, 10 % considèrent un logement comme un charge « très lourde » et 39 % comme une charge « lourde ». Un tiers (32 %) dit pouvoir supporter cette charge sans difficulté, et une minorité (12 %) la trouve « négligeable ».

Chez les jeunes ne vivant plus chez leurs parents, ils sont moins nombreux à considérer que le logement est une charge « négligeable » (7 %) ou facile à supporter (24 %). Une très grande majorité la considère en effet comme « lourde » (47 %), « très lourde » (17 %) ou impossible à assumer (5 %).

*Enquête réalisée en ligne, du 6 au 28 février 2018, auprès d’un échantillon représentatif de 4 502 jeunes de 18 à 30 ans résidants en France.