On les dit paresseux, mais une étude vient de prouver le contraire. Les jeunes d'aujourd'hui sont plus travailleurs que leurs parents. L'immense majorité d'entre eux est même prête à travailler soirs et weekends.

Et si les mots « jeunes » et « feignants » n'allaient pas si bien ensemble ? Une enquête du site Qapa, réalisée auprès de 18 020 Français, révèle que la nouvelle génération est (beaucoup) plus bosseuse que l'ancienne.

Pas de 35 heures chez les jeunes

Les mêmes questions ont été posées à trois tranches d'âges : les jeunes (18-25 ans), les adultes (25-45 ans) et les seniors (plus de 45 ans). Premier constat : les plus âgés ont le temps de travail le moins long. La majorité d'entre eux (39 %) a déclaré s'en tenir aux 35 heures hebdomadaires, alors que 41 % des adultes et 29 % des jeunes travaillent entre 40 et 45 heures. Chez les 18-25 ans, ils sont aussi 28 % à travailler entre 35 et 40 heures, pour seulement 3 % aux 35 heures.

Pour autant, les seniors ne manquent pas de volonté, puisque 61 % d'entre eux, comme 60 % des jeunes, se disent prêts à travailler plus. Chez les adultes, ces volontaires sont minoritaires (41 %). Mais pourquoi travailler plus ? Pour gagner plus, pour 70 % des jeunes, 56 % des adultes et 54 % des seniors. Alors que seulement 1 % des 18-25 ans, contre 35 % des plus de 45 ans, espèrent un statut supérieur.

Lire aussi Depuis 35 ans, les jeunes oubliés des politiques publiques

9 jeunes sur 10 prêts à travailler le weekend

Dans la même veine, une écrasante majorité (90 %) de jeunes se dit prête à travailler tard le soir ou le weekend, tout comme 64 % des plus de 45 ans. Chez les 25-45 ans, conséquence attendue d'une vie familiale plus marquée, la majorité (70 %) ne souhaite pas travailler les weekends. Les trois tranches d'âges semblent toutefois se satisfaire des rythmes de travail actuels, puisque pour 49 % des jeunes, 51 % des adultes et 57 % des seniors, la semaine de travail devrait compter 5 jours. En revanche, si 33 % des adultes se verraient bien travailler 4 jours, 23 % des 18-25 ans iraient jusqu'à pousser la semaine jusque 6 jours.

Travailler beaucoup est une chose, mais et si on travaillait moins ? Cette question aussi divise les générations. Pour 70 % des jeunes, avoir plus de temps libre pour soi est une motivation à travailler moins, contre seulement 22 % des adultes et 26 % des seniors, qui y voient en revanche une occasion de passer du temps libre avec leurs proches (respectivement 35 et 36 %, contre 10 % des jeunes). Mais la grande différence tient dans les conséquences négatives du travail. Ainsi, 43 % des adultes et 38 % des seniors pensent que travailler moins réduirait leur stress et augmenterait leur qualité de vie et leur santé, contre seulement 15 % des 18-25 ans.