Dans la catégorie des meilleurs procrastinateurs, le trophée est attribué aux 18-24 ans.

Procrastiner, autrement dit, remettre les choses au lendemain, est un vilain défaut que la plupart des jeunes connaissent par cœur. Si 72 % des Français déclarent procrastiner au travail, les 18-24 ans procrastinent tout de même deux fois plus que les trentenaires. Au total, les jeunes consacrent près de 3 heures par jour à repousser leurs tâches. Et ils s’en rendent bien compte.

Repousser le ménage, oui, mais pas les courses

En effet, s’ils sont les rois de la procrastination, les jeunes en ont davantage conscience que leurs aînés. La moitié des 18-24 ans considèrent qu’ils procrastinent lorsqu’ils jouent sur leur téléphone (53 %), lorsqu’ils regardent des vidéos, des séries (47 %), ou lorsqu’ils vont sur les réseaux sociaux (46 %). Alors que seulement un tiers des Français partagent ce sentiment.

Mais que repoussent-ils au juste ? Chez les 18-24 ans, le ménage arrive en tête (46 %). Deux jeunes sur cinq remettent également le tri et le rangement (41 %) ainsi que les papiers administratifs (39 %) au lendemain. Cependant, peu d’entre eux procrastinent sur leurs activités sportives (32 %), ni même sur les courses (31 %) ou la cuisine (25 %). Et moins d’un jeune sur dix remet la réservation de ses vacances au lendemain. 

Quatre jeunes sur cinq agissent dans l’urgence

Néanmoins, si l’ensemble des répondants affirme que la procrastination réduit le stress, les 18-24 ans ne semblent pas tout à fait convaincus. Plus de la moitié d’entre eux y voient le moyen de réaliser leurs tâches dans de meilleures dispositions (55 %) et sans angoisse (52 %). Mais les trois quarts d’entre eux sont tout de même obligés d’agir dans l’urgence, contre 67 % des Français.

De même, si 42 % des jeunes estiment que la procrastination les rend plus heureux et leur permet d’être plus efficaces, deux tiers d’entre eux sont déjà arrivés en retard à force de procrastiner. D’autres n’ont pas pu assister à des activités car ils s’y sont pris trop tard (49 %). Pire, un tiers des jeunes a déjà dû payer une pénalité de retard contre 22 % de l’ensemble des Français. 

Souci d’organisation ou simple oubli, les jeunes voient donc davantage les effets négatifs de la procrastination car ils sont les premiers à en pâtir. Mais bonne nouvelle, avec l’âge, la procrastination passe.


*D’après un sondage réalisé par OpinionWay pour Jechange.fr, sur un échantillon de 1 013 personnes de plus de 18 ans, du 14 au 16 mars 2018, publié le 26 mars 2018