Deux récentes études internationales s’intéressent aux attentes des jeunes du monde entier. Si les résultats ne sont pas positifs, les jeunes Français font partie des plus pessimistes.

Alors qu’une récente étude de l’Insee montrait que seul un jeune de 18 ans sur deux est confiant quant à son avenir professionnel, deux nouvelles enquêtes pointent le pessimisme de la jeune génération

Les Français, champion de la négativité

L’enquête Deloitte Millenials Survey, menée par le cabinet Deloitte, rapporte la vision de 7 900 jeunes nés après 1982, dans 30 pays, dont 300 Français. Il en résulte que les jeunes Français sont parmi les plus pessimistes du monde : seuls 25 % d’entre eux pensent que le contexte économique va s’améliorer en 2017, contre 45 % dans le monde. De même pour le contexte politique et social : 36 % des jeunes dans le monde pense qu’il va s’améliorer cette année, pour 21 % des Français. 

Une autre étude, la Global Citizenship Survey, a été menée auprès de 20 088 jeunes de 15 à 21 ans, dans 20 pays, par le cabinet Populus pour la Varkey Foundation. Celle-ci place les jeunes Français en tête de la négativité : plus de la moitié d’entre eux (53 %) pensent que le monde se dégrade. C’est le score national le plus élevé, devant l’Italie et la Turquie, la moyenne mondiale étant de 37 %. A l’inverse, seuls 6 % des jeunes Français estiment que le monde s’améliore. 

Plus de bonheur dans les pays en développement

Et si le taux de bonheur en France (57 %) est sensible à la moyenne mondiale (59 %) et se situe au même niveau que d’autres pays développés comme l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou l’Australie, il est très inférieur à ceux de pays en développement comme l’Indonésie (90 %) et le Nigeria (78 %).

Si les deux études concernent deux échantillons légèrement différents, elles laissent apparaître les mêmes tendances. Ainsi, dans les deux cas, c’est le terrorisme qui préoccupe le plus les jeunes Français (à 81 % pour la Varkey Foundation et 44 % pour Deloitte), devant d’autres problématique comme le chômage, le changement climatique ou l’accroissement des inégalités de richesse.

La stabilité de l’emploi séduit plus en France qu’ailleurs

L’étude de la Varkey Foundation s’est aussi penchée sur la religion. Moins de la moitié des jeunes (42 %) déclare que la foi est importante dans leur vie. Un score beaucoup plus faible dans les pays européens qu’en Amérique ou en Afrique.

L’enquête de Deloitte s’est quant à elle intéressé au rapport des jeunes avec le travail. Dans la lignée d’autres études sur la question, les jeunes travailleurs ressentent un besoin de flexibilité dans le travail. Il semble toutefois moins fort pour les jeunes Français que pour les autres, puisque seuls 25 % pourraient être indépendant, contre 31 % dans le monde, alors que 71 % privilégient le travail à temps plein, contre 65 % dans le monde.