La Fnim s’inquiète d’une « tendance qui s’aggrave ».

Les étudiants ont de moins en moins recours aux complémentaires santé, selon une récente étude* de la Fédération nationale indépendante des mutuelles (Fnim). 

Inscription à la sécu automatique 

En un an, le taux d’étudiants couverts par une mutuelle étudiante a en effet chuté drastiquement de 85 % à 69 % !

Si, depuis la rentrée 2018, les nouveaux inscrits à l’université n’ont plus besoin n’ont plus besoin de souscrire à une mutuelle étudiante pour valider leur inscription à la sécurité sociale (celle-ci étant désormais automatique), la Fnim pense que les raisons de cette diminution sont plus vastes. 

Une « tendance qui s’aggrave »

La fédération y voit ainsi « l’expression à la fois des difficultés  économiques rencontrées et de la défiance envers la protection sociale collective ». En témoigne la baisse également observée chez l’ensemble des 18-24 ans : en 2018, seuls 2 sur 3 (66 %) sont couverts par une assurance complémentaire, contre 75 % en 2017 et 79 % en 2016.

Selon l’étude de la Fnim, le phénomène concerne également « les ménages aux revenus modestes » (de 84 % en 2017 à 80 % en 2018). La fédération alerte et n’hésite pas à parler d’une « tendance qui s’aggrave ». 

*Enquête menée en ligne par le cabinet Epsy, du 23 au 29 novembre 2018, auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 1 000 personnes, selon la méthode des quotas.