Les étudiants réclament un 20/20 à leurs examens et la démission du président de l’université, François Balaudé.

Après avoir lancé un appel à la mobilisation sur les réseaux sociaux, une centaine d’étudiants se sont rassemblés lundi matin vers 5 heures à la fac de Nanterre, selon France Info. Chaises, tables, barrières, toutes les entrées ont été bloquées. Résultat : impossible pour les étudiants de passer leurs examens.

Des examens reportés mais pas annulés

Comme prévient l’université de Nanterre sur Twitter : « Les partiels et cours prévus aujourd’hui dans les bâtiments concernés [par le blocage] n’auront pas lieu et seront reportés. » Le co-directeur de l’UFR Droit et Sciences politique a tout de même affirmé que la « valeur » de ces examens « serait assurée ».

Malgré un appel au calme, les étudiants ont poursuivi leur mobilisation en réclamant la démission de leur président d’université, François Balaudé. Lundi dernier, il avait demandé l’intervention des forces de l’ordre pour évacuer l'établissement. Jeudi, lors d’une assemblée générale, les enseignants ont quant à eux réclamé une note d’office de 20/20 à leurs étudiants.

« Partiels annulés à cause d’une minorité »

Néanmoins, ce blocage n’était pas au goût de tous les étudiants. Sur Twitter, plusieurs d’entre eux ont fait part de leur colère.  « Courage aux étudiants qui, comme moi, ont révisé pour réussir mais qui se retrouvent bloqués aujourd’hui par des gens qui ne respectent ni les étudiants, ni leur travail », affirme Emeline, étudiante en master de droit du numérique. « Les bloqueurs, en plus d’être des branleurs, ne représentent pas les étudiants, qui veulent surtout bosser », témoigne Rafaël. Une autre étudiante en master de droit du patrimoine espère quant à elle que le président de l’université « ait à nouveau le cran d’appeler la police pour permettre à tous les étudiants de passer leur examen dans des conditions normales ». 

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a de son côté condamné l’intervention des cheminots qui seraient venus soutenir les étudiants. « Si maintenant les cheminots décident que les étudiants ne passent pas leurs examens, effectivement on peut se poser des questions sur une récupération politique de ce mouvement », a-t-elle expliqué sur LCP.

Un conseil d’administration du personnel de l’université doit se tenir ce lundi pour évaluer les conditions de la tenue des examens.