Une quinzaine d’organisations étudiantes et de jeunesse ont appelé à rejoindre le mouvement de contestation sociale, ce mardi 12 septembre.

C’est aujourd’hui, mardi 12 septembre, que se tient dans plusieurs villes de France la première contestation sociale contre la réforme du code du travail voulue par Emmanuel Macron. Une manifestation à laquelle prendront part une quinzaine de syndicats étudiants et organisations de jeunesse.

« Projet de loi injuste et rétrograde »

C’est pour protester contre « un projet de loi injuste et rétrograde pour les jeunes et les étudiants » que Lilâ Le Bas, présidente de l’Unef, rejoindra l’un des cortèges qui défileront dans toute la France, sous l’impulsion de plusieurs syndicats professionnels. Le deuxième syndicat étudiant de France s’est associé à plusieurs autres organisations de jeunesses et partis politiques pour lancer un appel unitaire à manifester, auprès de la jeunesse.

Jeunes socialistes, communistes, écologistes, membres du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) ou du Parti de Gauche s’associeront à Solidaires Etudiant-e-s, au Syndicat Général Lycéen (SGL) ou encore à l’Union Nationale des Lycéens (UNL). Parmi les principales organisations de jeunesse, la Fage et la Fidl (qui sera tout de même présente dans les cortèges) n’ont pas signé l’appel à mobilisation. 

« Jeunesse en colère »

Cette « jeunesse en colère » veut faire entendre son désaccord vis-à-vis de la réforme, que le président Emmanuel Macron veut faire adopter par ordonnances. « Les ordonnances, c’est la suite logique de tout ce qui a été fait pendant la loi travail. C’est la loi travail XXL », dénonce Camille Lainé, secrétaire général du mouvement des jeunes communistes de France (MJCF). La jeune femme craint que les nouvelles mesures envisagées par l’exécutif ne viennent « enfoncer les jeunes dans la précarité ».

Ce ressenti est général. Lors de la conférence de presse présentant la manifestation, les responsables des associations de jeunes ont exprimé tour à tour la même inquiétude : la précarisation de l’emploi des jeunes, considérés pour eux comme « une variable d’ajustements ». 

Concertations en cours

Ce sont presque toutes les grandes lignes de la réforme qui sont mises en cause : plafonnement des indemnités aux prud’hommes, recours aux CDI de chantier, négociations sans syndicats dans les petites entreprises, accords de branches, etc. « Cette logique libérale sacrifie toujours, d’abord les jeunes », scande Benjamin Lucas, président du mouvement des jeunes socialistes (MJS).

 « Une fois de plus, c’est une attaque envers la jeunesse », renchérit Clara Jaboulay, présidente de l’UNL, qui détaille les récentes raisons de leur agacement : « Baisse des APL, coupes budgétaires dans l’éducation, problèmes avec APB… »

En parallèle de la manifestation, les principaux syndicats étudiants et lycéens ont rejoint les concertations autour de l’enseignement supérieur, d’APB et bientôt du bac. Des discussions qui n’ont pas l’air de satisfaire Lilâ Le Bas, qui se dit pour l’instant « plutôt sceptique sur les débouchés ». A voir si la contestation peut faire plier le gouvernement sur quelques points.