D’après une enquête d’Universum, les étudiantes demanderaient une rémunération 10 % inférieure à celle des hommes, lors de leur premier emploi.

« Quel salaire pensez-vous percevoir dans votre premier poste après obtention de votre diplôme ? » Cette question, posée à 533 351 étudiants en école de commerce et d’ingénieurs, à travers 29 pays, a révélé des résultats plutôt surprenants. A peine sortis de l’école, les étudiantes demanderaient un salaire inférieur à celui des étudiants, et ce, quel que soit le pays.

Un écart d’environ 10 %

En effet, d’après l’enquête, les étudiants en école de commerce pensent demander un salaire d’environ 2 800 € par mois. Les étudiantes, quant à elles, demanderaient 2 500 €. Soit un écart de 10 %. 

Le constat est le même pour les étudiants en école d’ingénieurs, à la différence près que les étudiantes demanderaient 100 € de plus que les commerciales. En commençant dès le premier emploi, cette inégalité salariale persisterait, ensuite, automatiquement tout au long de la carrière.

La France, mauvaise élève

Si certains pays font figure de bons élèves en matière d’égalité salariale comme la Malaisie et la Suède, d’autres, comme la France ont encore des efforts à faire. Selon l’Insee, en 2015, l’écart salarial était de 18,5 %. 

Écart salarial en France © Insee Écart salarial en France © Insee

La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, compte mettre en place un dispositif pour sanctionner financièrement les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale. 

La France pourrait ainsi prendre exemple sur l’Islande. Dans ce pays, l’égalité salariale est devenue obligatoire depuis le début de l’année. Désormais, les entreprises de plus de 25 salariés doivent justifier les salaires de leurs employés, en fonction de leurs compétences et du poste occupé. Sinon, elles devront payer une amende. Le gouvernement islandais espère ainsi éradiquer les inégalités salariales d’ici 2020.