Emploi garanti, CDI quasiment instantané, salaire plus que raisonnable... A la sortie de leur études, les diplômés des grandes écoles ont de belles perspectives de carrière.

Après cinq ans d’études, managers et ingénieurs sont prêts à entrer dans le monde du travail. Tandis que les diplômés d’un master se sentent perdus, stressés ou inquiets quant à leur avenir professionnel, ceux des grandes écoles paraissent beaucoup plus optimistes. Et pour cause : 89,4 % d’entre eux ont trouvé un travail dans les six mois suivant l’obtention de leur diplôme, selon la conférence des grandes écoles (CGE)*. 

81 % des diplômés obtiennent un CDI

En effet, le taux d’emploi des jeunes diplômés est en pleine progression. En un an, il a augmenté de trois points. Encore mieux : deux tiers des étudiants des grandes écoles trouvent un emploi avant même d’avoir terminé leurs études. Au final, moins de trois ans après avoir obtenu leur diplôme, la quasi-totalité des managers et ingénieurs travaillent. Pour huit jeunes sur dix, il s’agit même d’un CDI.

Des résultats excellents qui sont notamment dus aux réseaux des diplômés et de leurs écoles. Trois jeunes sur dix trouvent un emploi grâce à leur stage de fin d’études et 9 % grâce à leurs relations personnelles. Les sites d’offres d’emploi occupent tout de même une part importante : 12 % des diplômés passent par ces plateformes. Tout comme les réseaux sociaux professionnels qui gagnent du terrain cette année (+ 1,9 point par rapport à 2017). A l’inverse, l’apprentissage ne semble pas être privilégié comme vecteur d’emploi. Seuls 6,9 % des étudiants s’appuient sur cette expérience pour trouver du travail.

Entre 2 800 et 3 200 € bruts par mois

Néanmoins, les diplômés des grandes écoles semblent de plus en plus frileux à l’idée de travailler à l’étranger. Cette année, 87,1 % d’entre eux ont choisi la France pour trouver leur premier emploi. Les petites et moyennes entreprises sont d’ailleurs leur cible principale. Un tiers des diplômés travaille dans une entreprise de moins de 250 salariés. 

Pourtant, niveau salaire, les pays étrangers offrent une meilleure rémunération. En France, un jeune diplômé gagne entre 2 840 € bruts par mois et 3 180 € avec les primes. Les managers gagnent d’ailleurs légèrement plus que les ingénieurs. A l’étranger, ce salaire peut atteindre 3 270 € par mois, ce qui représente 1 000 € bruts de plus par an. Parmi les destinations préférées des diplômés : le Royaume-Uni (14,9 %), l’Allemagne (10 %) et la Chine (9 %). Les pays limitrophes sont également particulièrement appréciés comme la Suisse (8,1 %), la Belgique (5 %) ou encore l’Espagne (3,7 %).

De plus en plus d’entrepreneurs 

Mais le salaire n’est pas une priorité pour ces jeunes diplômés. Seuls 2 % d’entre eux le voient comme un critère de choix pour leur futur emploi. Les missions proposées (34 %), l’adéquation avec le projet professionnel (27,5 %) ou encore les perspectives d’évolution au sein de l’entreprise (11 %) sont davantage privilégiées par les jeunes.

Quant au secteur le plus recherché, managers et ingénieurs s'entendent tous sur les sociétés de conseil. Viennent ensuite les domaines des banques et assurances, pour les uns et de l’informatique, pour les seconds. De son côté, l’entrepreneuriat progresse. Si seulement 3,3 % des diplômés créent leur entreprise, les managers seraient légèrement plus enclins à sauter le pas. En 2018, 4,7 % d’entre eux sont devenus entrepreneurs, c’est un point de plus qu’en 2017.

*D’après une enquête de la conférence des grandes écoles, publiée le 19 juin 2018, sur un panel de 33 711 diplômés en 2017 parmi 176 écoles.