Insertion professionnelle, secteurs, statut, salaire. Décryptage des débouchés après une école de commerce.

Les écoles d’ingénieurs sont d’excellents passeports vers l’emploi. Si chaque année, elles délivrent près de 30 000 nouveaux diplômes, ces nombreux jeunes ingénieurs n’ont pas de peine pour trouver du travail. 

La très bonne insertion des jeunes ingénieurs

La dernière enquête sur l’insertion des diplômés des grandes écoles, publiée en juin 2017 par la Conférence des grandes écoles, dévoile que 86,8 % des diplômés d’écoles d’ingénieurs accèdent à l’emploi en moins de six mois après la sortie des études, et 81,8 % en moins de deux mois. La promo 2016 fait ici bien mieux que celle de 2015 (82,6 % en moins de 6 mois, 78,5 % en moins de deux mois).

Parmi eux, le contrat le plus souvent signé reste le CDI : 78,8 % des ingénieurs démarrent ainsi leurs carrières avec un emploi à durée indéterminée. Et près de neuf sur dix (89,3 %) ont le statut de cadre dès l’embauche. 

En outre, bien que l’ouverture des écoles à l’international soit un critère récurrent dans les concours d’écoles d’ingénieurs, ils ne sont qu’un sur dix à tenter leur chance à l’étranger (11,3 %). La majorité de ces expatriés restent en Europe : sur le podium des destinations se trouvent le Royaume-Uni (12,9 %), l’Allemagne (10,4 %) et la Suisse (9,7 %). Les Etats-Unis (7,7 %) et la Chine (7,5 %) complètent le top 5.

A noter qu’un tiers des ingénieurs sont embauchés à l’issue de leur stage de fin d’études.

Conseil, informatique et transports : les secteurs phares

Une majorité des jeunes ingénieurs se tournent vers les mêmes secteurs. Les bureaux d’études et les sociétés de conseil sont les premiers recruteurs (17 %), devant le monde des télématiques (télécom, multimédia, informatique, internet, etc.), qui embauche 16 % des jeunes diplômés : 5 % en industrie et 11 % en service. 

Les entreprises de l’industrie automobile, aéronautique, navale et ferroviaire en attirent 14 %, quand le BTP en séduit 7 % et l’énergie 5 %.  Au sein de toutes les entreprises accueillant des ingénieurs, ceux-ci sont le plus souvent affectés au service de recherche et développement, devant le service conseil et expertise et enfin la production.

Fortes inégalités entre hommes et femmes

Les très grandes entreprises sont les premiers recruteurs. Près d’un tiers des ingénieurs (31,5 %) rejoignent en effet en société de plus de 5 000 salariés, quand les petites structures (moins de 20 salariés) n'en séduisent que 11,8 %. 

Question salaire, l’étude de la CGE confirme que le métier d’ingénieur est rémunérateur. Dès la sortie de l’école, les jeunes diplômés gagnent en moyenne 34 408 € bruts annuels. Un montant qui dépasse 38 300 € bruts annuels avec les primes. 

Toutefois, des différences notables sont encore observées en fonction du sexe. Ainsi, une femme gagne en moyenne 32 708 € bruts annuels (hors prime), contre 35 148 € pour un homme. Ces derniers sont également très favorisés concernant le contrat, puisque 83,1 % d’entre eux signent un CDI rapidement, contre seulement 69 % des femmes. Enfin, les hommes sont beaucoup souvent cadre (92,6 %) que les femmes (82,1 %).
 

* Enquête réalisée auprès des anciens étudiants des écoles d'ingénieurs membres de la CGE. 21 253 jeunes diplômés en 2016 ont répondu au questionnaire.