Le ministère de l’éducation nationale laisse entendre que les copies du bac pourraient être entièrement numérisées d’ici 2021 afin d’éviter les vols.

Qu’il s’agisse d’un incendie, d’une erreur de distribution des sujets, de copies introuvables, volées dans un bar ou dans une voiture, chaque année, des dizaines voire des milliers de candidats sont obligés de repasser certaines épreuves du bac. Pour en finir avec ces sessions de rattrapage avant l’heure, le ministère de l’éducation nationale songe à numériser les copies dès la fin des épreuves, selon le Figaro. Un gain de temps et d’argent pour le ministère.

Des copies sous haute-surveillance

« Rien n’est acté mais c’est en discussion », a assuré la direction générale de l’enseignement scolaire du ministère de l’éducation nationale. Cette numérisation des copies serait prévue pour 2021. Concrètement, dès la fin des épreuves, les copies seraient scannées directement dans le centre d’examen puis stockées sur un serveur. Ainsi, les professeurs n’auraient pas besoin de se déplacer pour récupérer leurs copies et ne risqueraient pas de les perdre en cours de route. 

Mais cette méthode ne sera pas une nouveauté. Déjà utilisée dans les lycées français à l’étranger depuis 2011, près de 30 000 candidats au bac en bénéficient chaque année. En France, le dispositif est également mis en place pour les épreuves en langues rares comme l’albanais, l’arménien, le lituanien, le malgache, le swahili, le suédois…

Des corrections mieux organisées

De plus, la numérisation serait aussi plus économique. Fini le remboursement des frais de déplacement des correcteurs, désormais tout se fera derrière un ordinateur. Cette nouvelle organisation permettrait aux professeurs d’avoir plus de temps pour corriger leurs copies et d’échanger plus facilement à travers un forum créé spécialement pour le bac. Le dispositif serait également efficace pour assurer une meilleure distribution des copies entre non pas deux voire trois établissements mais dix.

Néanmoins, la numérisation inquiète certains professeurs qui craignent d’être constamment surveillés dans l’avancée de leurs corrections.