Grâce à leur formation et à leur connaissance du monde de l’entreprise, les apprentis apparaissent plus optimistes que les étudiants ou les jeunes travailleurs.

Que ce soit pour trouver un travail qui leur plaira ou dans lequel ils pourront évoluer et seront bien rémunérés, près de neuf apprentis sur dix se disent optimistes quant à leur avenir professionnel. Une croyance en l’avenir qui dépasse de loin celle des étudiants (77 %) et des jeunes en recherche d’emploi (60 %). Et pour cause, d’après le sondage OpinionWay, les apprentis sont davantage préparés au monde du travail que la plupart des jeunes.

Des apprentis mieux orientés

En effet, dès le début de leur parcours scolaire, les apprentis auraient bénéficié de meilleurs conseils pour s’orienter. Si près de neuf jeunes sur dix s’accordent à dire que leur expérience en entreprise a été très utile, les apprentis estiment que le choix de leur orientation repose aussi sur les conseils de leurs enseignants (69 %) et des conseillers d’orientation (58 %). Tandis que les étudiants et les jeunes travailleurs y sont plus réticents (61 % et 40 %).

Une orientation plus solide qui donne aux apprentis le sentiment d’être mieux préparés au marché du travail. Les proches (76 %), les activités extra-scolaires (71 %) ainsi que le système scolaire (72 %) font partie des éléments les plus formateurs pour les apprentis. Quand seulement 50 à 60 % des jeunes y voient un intérêt.

L’importance d’une vie en entreprise 

Outre les compétences théoriques, la formation professionnelle a également joué un rôle crucial. Neuf apprentis sur dix se disent prêts à s’insérer dans le monde du travail grâce à leurs connaissances du métier. C’est plus que les étudiants dont seulement sept sur dix en seraient capables. 

Intégrés à l’entreprise dès le début de leur formation, les apprentis ont conscience qu’ils peuvent en tirer de nombreux avantages. La quasi-totalité d’entre eux (97 %) estiment en effet que le fait de partager des connaissances entre salariés d’âges différents est essentiel à la réussite de leur société.  Neuf sur dix considèrent également que cet échange est important pour la cohésion des équipes, qu’il permet de développer à la fois des connaissances techniques et commerciales.

Des jeunes mieux préparés à créer leur entreprise

Néanmoins, les apprentis reconnaissent aussi que cette transmission des savoirs peut avoir son lot de désagréments. Deux tiers d’entre eux estiment que les échanges peuvent être compliqués en fonction de l’écart générationnel, contrairement aux étudiants et aux jeunes travailleurs dont la moitié d’entre eux y voient un côté positif. Les apprentis craignent également une baisse des capacités d’innovation : 59 % ont peur d’être « bridés » contre 47 % des autres répondants.

Ce sentiment peut d’ailleurs pousser certains apprentis à créer leur propre entreprise : 69 % d’entre eux ont cet objectif en tête alors que moins d’un étudiant sur deux se sent concerné (47 %). 
Une ambition qui s’explique aussi par les compétences acquises tout au long de leur formation. Trois quarts des apprentis estiment bien maîtriser les connaissances nécessaires notamment au niveau administratif, financier ou législatif. Alors qu’ils ne sont que 39 % à disposer de ces compétences parmi les étudiants.

*D’après un sondage OpinionWay pour Agefos-PME, réalisé sur 20 au 26 février 2018, sur un échantillon de 803 jeunes de 15 à 29 ans.