Véritables clés pour l'économie, le transport et la logistique sont nécessaires au quotidien pour expédier les marchandises et faire voyager des millions d'individus. Le secteur, qui ne cesse de recruter, mise sur l'alternance pour former les jeunes à une grande diversité de métiers.

Conducteurs, pilotes, agents de contrôle ou de sûreté, coursiers, déménageurs... Fort de plus d'un million de salariés et de 43 000 entreprises, le transport et la logistique représentent 5,1 % de l'emploi en France. Selon l'Insee, c'est l'un des secteurs les plus dynamiques en termes de créations d'entreprises. Il offre ainsi de belles perspectives professionnelles.

Un secteur porteur d'emplois

Le recrutement ne faiblit pas, comme en témoignent les résultats de la dernière enquête Besoin en main-d'œuvre (BMO) publiée par Pôle emploi. Le métier de conducteur routier compte, par exemple, 12 775 recrutements déclarés en 2014. À cela s'ajoutent les nombreux départs à la retraite. D'après l'Observatoire prospectif des métiers et qualifications dans les transports et la logistique (OPTL), il faudra remplacer, dans la branche transport, 130 000 salariés d'ici 2020.

Pour son vice-président, Michel Chalot, « c'est l'activité et la consommation qui créent l'emploi. Si on a pu assister à un recul dans le domaine du transport de marchandises en 2013, celui de la logistique et du transport de voyageurs a largement tiré l'emploi vers le haut ».

Un point de vue partagé par  Geneviève Zembri, responsable du master Exploitation et développement des réseaux de transport public (EDRTP) de l'université de Cergy-Pontoise. « Le secteur reste dynamique, tant en France qu'à l'étranger, et remporte régulièrement des appels d'offres, » déclare-t-elle. Un besoin en main-d'œuvre réel pour lequel l'alternance apparaît comme une réponse concrète dans la formation des futurs salariés.

Une place de choix pour l'alternance

Plus de 20 000 alternants sont formés chaque année dans le secteur du transport et de la logistique, dans la vingtaine d'écoles et de CFA qui proposent pas moins de 130 formations en CAP, bac pro, BTS ou licence pro, notamment dans les deux principaux organismes : Promotrans et AFT-IFTIM. Pour certains métiers comme celui de pourvoyeur de fonds, c'est l'alternance qui s'impose.

« Elle est utilisée depuis longtemps dans le secteur et proposée dès le CAP et le bac pour les métiers de la logistique, jusqu'au niveau master pour des postes comme celui de Responsable production, transport et logistique (RPTL) », détaille Michel Chalot. Par ailleurs, l'alternance est « très appréciée par les employeurs, poursuit-il. Il y a un véritable suivi des alternances qui débouche souvent sur l'insertion professionnelle ».

Et pour cause, selon l'Observatoire, six mois après leur formation dans les CFA, les lycées ou les écoles, 80 % des jeunes ont un emploi. Dans le domaine des transports ferroviaires par exemple, SNCF propose chaque année 3 000 places en alternance, principalement pour les jeunes de niveau bac à bac +2 (57 %).

Des métiers très diversifiés

Que ce soit sur les routes ou les rails, dans l'espace aérien ou au niveau maritime, le secteur du transport offre un large choix de formations et donc de métiers. C'est ce qu'a pu constater Audrey, étudiante en master grande école à Rouen Business School. « J'ai eu la chance de faire un apprentissage de 2 ans au sein du siège de SNCF, en tant que chef de projet Athlètes. J'ai découvert un secteur passionnant : le transport de voyageurs. À la croisée de l'industrie et du digital, il y a énormément de métiers que l'on ne soupçonne même pas », témoigne-t-elle.

Des postes qui doivent s'adapter et évoluer pour venir à bout des différents objectifs, économiques et écologiques. D'autres naissent, notamment autour de l'environnement, de la sûreté et de la qualité : des notions de plus en plus présentes dans les référentiels de formation que ce soit en BTS ou en master. Dans le cadre du développement durable par exemple, il est nécessaire de réfléchir à de nouvelles techniques moins polluantes, de remplacer les véhicules et de s'adapter à la demande des entreprises, sans pour autant oublier les enjeux économiques.

Tout autant de défis auxquels participent activement les jeunes en alternance. Ces derniers sont donc naturellement « attirés par la perspective de carrières variées, tant au sein de grands groupes que de PME, en France ou à l'étranger », explique Geneviève Zembri.