Selon une décision du tribunal de Bordeaux, le tirage au sort à l'entrée de l'université est illégal. 

Nouvel épisode dans l'affaire des tirages au sort à l'université. Le 16 juin dernier, le tribunal administratif de Bordeaux a jugé cette pratique illégale. 

Tirage au sort en Staps

Le cas concerne le refus d'inscription d'un étudiant en première année de licence Staps, écarté le 27 août 2015 à la suite d'un tirage au sort. L'avocat du jeune homme a alors présenté, en septembre 2015, une requête au tribunal de Bordeaux, qui vient de statuer que ce tirage au sort constitue une « erreur de droit ».

Le système de sélection non appliqué 

Résultat, l'Etat devra verser 1200 € à l'étudiant, dont la candidature sera réétudiée, sans nécessairement être acceptée. Dans sa décision, le tribunal explique que l'article L. 612-3 du code de l'éducation prévoit, en cas d'un nombre trop élevé de candidatures à une filière universitaire, de départager les candidats « en fonction du domicile, de la situation de famille et des préférences exprimées ». Des dispositifs qui ne sont pas mis en place par l'université de Bordeaux, dont le recours au tirage au sort est donc illégal. 

Guide des recours

Cet épisode fait suite au feuilleton lancé par l'association Droits des lycéens, qui a récemment obtenu de l'administration d'APB la publication d'une partie des critères de sélection. L'organisme avait ensuite publié un « Guide des recours » à destinations des lycéens refusés dans des filières non sélectives. 

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En 2013, c'est par ailleurs ce même tribunal de Bordeaux qui avait déclaré que la sélection en master 2, bien que pratique courante, était illégale.