Etudiants et enseignants manifestent pour demander davantage de postes de titulaires en licence de Staps de Brest.

Une semaine de mobilisation. Depuis lundi, l’université de Bretagne occidentale (UBO) à Brest est à l’arrêt. Et pour cause, les étudiants en sciences et techniques des activités physiques et sportives ne vont plus en cours. Avec leurs professeurs, ils demandent la création de neuf postes de titulaires supplémentaires. « Notre taux d’encadrement est exceptionnellement faible : un enseignant pour 44 étudiants, alors que tous les autres UFR Staps sont autour d’un pour 30 », proteste Cyril Bossard, maître de conférences à l’UBO. Mais cette colère ne date pas d’hier.

130 places supplémentaires

En effet, extrêmement prisée par les bacheliers, la filière Staps fait partie des filières en tension. Faute de places, l’année dernière, de nombreuses universités ont dû procéder à des tirages au sort pour sélectionner leurs étudiants. 

Toutes les universités, ou presque. Car de son côté, l’UBO a préféré augmenter ses effectifs. « Nous avons ouvert 130 places pour ne pas avoir à recourir à cette mesure que nous pensions injuste pour les lycéens », affirme Cyril Bossard, au Monde. L’année dernière, l’université a accueilli 464 étudiants, contre 350 prévus initialement. Cette année, elle pourrait en accueillir jusqu’à 480. Si l’université a bénéficié d’une aide financière de 300 000 €, cela ne lui a pourtant pas permis d’engager plus d’enseignants ou de personnels administratifs. 

Une quête à l’initiative des étudiants

Mardi, selon Ouest France, 600 étudiants se sont rendus à la Présidence de l’université, où ils ont été reçus par Matthieu Gallou, président de l’UBO. Jeudi, à l’occasion d’une assemblée générale, les responsables de l’université ont donc proposé la création de quatre postes d’enseignants titulaires et de deux personnels administratifs. Une requête qui a été refusée par les manifestants.

En attendant une aide financière du gouvernement, les étudiants ont lancé une quête dans les rues de Brest. De leur côté, les enseignants ont reconduit la grève, à partir de ce lundi, où une seconde assemblée est prévue.

D’autres mouvements se sont également fait entendre dans l’Ouest. Notamment à Rennes et à Nantes, où les universités ont été bloquées toute la journée de jeudi, en signe de mécontentement vis-à-vis du Plan étudiant.