Au mois de juin, 13 départements accueilleront chacun 200 jeunes, avec pour objectif de dessiner les contours du service national universel (SNU). 

Une première phase d’expérimentation du Service national universel (SNU) sera lancée dès le mois de juin 2019, a annoncé Gabriel Attal, secrétaire d’Etat chargé de la jeunesse. Pendant quinze jours, 13 départements accueilleront chacun 200 jeunes en hébergements collectifs. 

3 000 jeunes volontaires

En cette fin d’année scolaire, ce sont donc 3 000 jeunes volontaires qui expérimenteront cette mesure promise par Emmanuel Macron. Les départements concernés sont : 

  • Les Ardennes,
  • Le Cher,
  • La Creuse,
  • L'Eure,
  • La Guyane,
  • Les Hautes-Pyrénées,
  • La Haute-Saône,
  • La Loire-Atlantique,
  • Le Morbihan,
  • Le Nord,
  • Le Puy-de-Dôme,
  • Le Val-d'Oise,
  • Le Vaucluse.

Pour Gabriel Attal, l’objectif est que tous les départements soient en mesure d’accueillir des jeunes à partir de 2020, et que « d’ici quelques années », 800 000 jeunes participent au SNU chaque année

Pour ce premier panel, les jeunes seront accueillis pendant deux semaines dans des « maisonnées de 10, avec un tuteur et des encadrants plus expérimentés ». Celles-ci seront implantées dans des internats, centres de formations ou bâtiments du ministère des Armées.

Hymne national et activités républicaines

Dès leur arrivée, les jeunes recevront « un uniforme », a précisé le secrétaire d’Etat, qui a aussi élaboré une journée type. Le matin sera républicain : dès 8 heures, les jeunes feront un salut au drapeau avec hymne national. 

La suite de la journée, ils participeront à des modules et activités portant sur les valeurs républicaines, les premiers secours, des activités de pleine nature, la culture et le patrimoine, la défense, la protection environnementale ou encore des bilans de santé. Au total, 24 activités seront programmées. 

« Le soir, il y aura des conseils de maisonnées où il y aura un échange de ce qui aura été vécu ou appris pendant la journée », indique Gabriel Attal. 

L’objectif de ces deux semaines de test est double. Cela permettra d’abord « de tester notre organisation, notre niveau d’encadrement et les contenus », mais également de « déterminer le calendrier de montée en puissance du dispositif ».

Une deuxième phase de test 

Ce première phase de test sera couplée « d’une mission d’intérêt général, auprès d’une association, d’une collectivité locale ou d’un corps en uniforme ». Cette seconde phase de test durera également quinze jours et devra être réalisée en une seule période ou étalée entre juillet 2019 et juin 2020.