Candidat élu à la primaire de la droite et du centre, François Fillon a mené sa campagne malgré des ennuis avec la justice. Soupçonné entre autres d’emplois fictifs, il est mis en examen, notamment pour détournement de fonds publics et recel d'abus de biens sociaux.

C’est la première fois que François Fillon se présente à l’élection présidentielle. Il a connu une très longue carrière politique, débutée en 1981 comme conseiller général puis député de la Sarthe. Il a ensuite occupé plusieurs fonctions de ministre, dont celle de Premier ministre de 2007 à 2012, pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

François Fillon défend un projet présidentiel très conservateur et rigoureux. Autour d’un programme ultra libéral s’articulent de propositions fortes, comme la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires, l’augmentation de l’âge du départ à la retraite, la création d’une allocation sociale unique ou encore la fin de l’ISF.

Les propositions de François Fillon pour l’éducation

Du côté de l’éducation, François Fillon se démarque par ses valeurs, souhaitant le retour de l’uniforme et une évaluation du comportement des élèves, ainsi qu’une plus grande autonomie pour les établissements. Il prévoit aussi de revoir les programmes d’histoire et de français, notamment au collège.

Le candidat des Républicains veut modifier APB, en demandant aux universités de publier sur la plateforme les matières recommandées et les débouchés professionnels. Il souhaite également mettre fin au tirage au sort dans les filières en tension (Staps, médecine, droit, psychologie) et donner la priorité aux élèves ayant préparé les bonnes matières.

François Fillon veut réformer le baccalauréat, en réduisant à quatre le nombre d’épreuves : une de français passée en première, et trois autres passées en terminale et choisies parmi les matières dominante de la filière. Le reste fera l’objet d’un contrôle continu. Il veut aussi retarder les épreuves à début juillet. 

Concernant l’enseignement supérieur, François Fillon veut donner une grande autonomie pédagogique et budgétaire aux établissements. Il souhaite que les universités puissent créer des filières d’excellence et qu’elles écrivent et appliquent leurs propres règles de recrutement en master. Il compte développer les bourses au mérite et revaloriser et développer les formations supérieures professionnalisantes (BTS, DUT, nouveau bac+3 type bachelor).

Le programme du candidat n’oublie pas l’apprentissage, qu’il veut développer dès 15 ans, comme il souhaite augmenter le nombre de formations en alternance.
Au niveau du corps enseignant, il veut augmenter les salaires et laisser les proviseurs des collèges et lycées recruter eux-mêmes les professeurs. 

Les propositions de François Fillon pour la jeunesse

Pour lutter contre le chômage des jeunes, François Fillon s’intéresse aux profils les moins diplômés et les plus professionnels. Il souhaite d’abord améliorer l’information des jeunes et des parents quant aux opportunités professionnelles dans un bassin d’emploi, ainsi que les taux d’emploi et les places disponibles en CFA. Il veut également développer le pré-apprentissage, « notamment dans les écoles de la deuxième chance » et instaurer six semaines de stage au collège : deux en 4e et quatre en 3e. 

Toujours concernant l’apprentissage, il souhaite le généraliser dans l’enseignement professionnel. Les lycées professionnels, comme les CFA, dépendront des régions. Pour favoriser l’embauche des jeunes, il veut mettre en place une « exonération totale des charges sociales » dans le cas d’une embauche en alternance.

Enfin, François Fillon veut mettre fin au système des emplois aidés pour les jeunes, notamment en supprimant les emplois d’avenir et les contrats de génération.