Le secteur du numerique est un domaine en perpétuelle évolution. Web, informatique, aéronautique, automobile ou encore énergie, le numérique offre une multitude de perspectives en terme d’emplois.

860 000. C’est le nombre de salariés présents dans la filière nuémrique en France à l’heure actuelle, selon L’e-Mag. Avec l’explosion des start-up (10 000 créations ces cinq dernières années), on dénombre aussi 80 000 indépendants s’inscrivant dans cette branche.

Le numérique se révèle ainsi être l’un des domaines les plus dynamiques du moment, notamment par sa capacité à s’initier dans de nombreux secteurs. On estime que 190 000 postes devraient être à pourvoir d’ici 2020 dans cette spécialité. 

Le numérique s’invite partout

Data scientist, traffic manager, webdesigner ou encore SEO manager, ces professions sont devenues au fil du temps des postes clés au sein des entreprises. Souvent occupés par des ingénieurs, ces postes ont des objectifs divers mais visent principalement à optimiser la productivité d’une entreprise via ses performances sur le net.

Beaucoup de spécialistes et acteurs dans le développement web s’accordent pour dire que « la programmation est la nouvelle compétence professionnelle du XXIe siècle ».

Même les responsables des ressources humaines (RH) doivent aujourd'hui être en mesure de manier les outils du web et les réseaux sociaux pour dénicher de nouveaux talents dans leur boîte.

Trois fois plus de CDI à l’embauche

Si le numérique détruit des emplois, il prévoit donc d’en créer tout autant. Avec les mutations technologiques, la robotisation, les objets connectés, de nouvelles compétences techniques sont recherchées permettant la création de « plusieurs centaines de milliers d’emplois » dans les années à venir, d’après Pôle Emploi.

A l’échelle mondiale, une récente étude réalisée par Dell a par ailleurs montré que 85 % des jobs de 2030 n'existent pas encore

Selon l’étude Davos 2016, le secteur recrute trois fois plus que les autres filières avec des taux de CDI à l’embauche également trois fois supérieurs au reste du monde du travail.

Manque de candidats qualifiés

Si le secteur est en pleine expansion, répondre à la demande de postes à pourvoir n’est pas si évident. Exemple avec le profil de développeur web, le plus courtisé par les recruteur, au même titre que les data scientist ou les datas miners.

Selon les chiffres de Pôle Emploi, 80 % des offres de postes de développeurs web ne font pas l’objet de recrutement, faute de qualification.

Une situation qui s’explique par le fait que le secteur est en perpétuel mouvement. De fait, les diplômés d’il y a quelques années n’ont plus forcément les compétences adéquates pour exercer aujourd’hui.

Aussi, les développeurs web et autres data scientist doivent sans cesse se former pour rester dans l’ère du temps. C’est pourquoi les nouvelles écoles du numérique ont pour ambition de former des talents aussi polyvalents que spécialistes. 

Deux tiers d’ingénieurs

Le numérique compte près de deux tiers d’ingénieurs contre un tiers de techniciens. Les entreprises du service numérique (ESN) sont essentiellement demandeuses de bac+5.

Toutefois, les titulaires de BTS/DUT sont aussi prisés pour occuper des fonctions intermédiaires. Se spécialiser est également un atout apprécié par les employeurs.

Côté rémunération, on observe quelques inégalités. Si le salaire d’un data scientist débutant peut atteindre les 3 000 euros, tout n’est pas rose pour autant dans le domaine du numérique. Pour ceux qui voudraient débuter l’aventure autrement en lançant leur start-up, les choses peuvent se révéler beaucoup plus compliquées. Même si toutes ces boîtes ne sont pas nécessairement spécialisées dans le numérique, beaucoup en sont intimement liées. Or, 1001 Startups chiffre à 90 % le nombre de start-up qui échouent en France.

L'enjeu de la féminisation

Autre point noir dans le numérique, l’absence prépondérante de femmes. Ces dernières restent encore très minoritaires dans le domaine puisqu’elles occupent seulement 28 % des postes de techniciens et d’ingénieurs et moins de 5 % des postes de direction, d’après Le Parisien et l’Etudiant.  

Le poids des clichés décourage encore beaucoup les jeunes filles à s’orienter dans ces voies. De fait, peu d'entre elles envisagent d'intégrer les écoles formant aux métiers du numérique. Pour ce secteur, la féminisation demeure aujourd'hui une priorité.