Annoncée en octobre 2017, la suppression de la sécurité sociale étudiante entrera en vigueur le 1er septembre 2018. Près de deux millions d’étudiants seront concernés par la nouvelle contribution à la rentrée.

Après plusieurs mois de débats, le Parlement vient d’adopter la loi Orientation et réussite des étudiants. Et avec elle, la mise en place d’un nouveau régime de santé pour les étudiants. Dès la rentrée 2018, les nouveaux étudiants inscrits à l’université seront directement affiliés au régime de leurs parents. Le système sera ensuite généralisé à tous les étudiants, quel que soit leur niveau d’études, à la rentrée 2019.

90 € de contribution universelle

En effet, pour les étudiants déjà affiliés à une mutuelle comme la Smerep ou la LMDE, l’année 2018-2019 sera une année de transition. La sécurité sociale étudiante sera ensuite définitivement supprimée au 31 août 2019. 

Cependant, la contribution au régime de santé s’appliquera quant à elle dès 2018 pour tous les étudiants. Ils ne verseront plus 217 € à leur mutuelle étudiante mais 90 € de contribution universelle. Une cotisation « destinée à favoriser l’accueil et l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants », précise la loi.

Seuls les boursiers exemptés

Autre changement : le caractère universelle de la contribution. Jusqu’à présent, les étudiants de moins de 20 ans ou exerçant une activité professionnelle, ainsi que les enfants d’un agent de la RATP, de la SNCF, d’EDF ou d’un fonctionnaire étaient exemptés de cotisation à la mutuelle étudiante.

Désormais, quel que soit leur niveau d’études, tous les étudiants verseront 90 €. A l’exception des élèves boursiers et des étudiants bénéficiant du statut de réfugié ou de demandeur d’asile.

D’ici 2021, le gouvernement devrait remettre un rapport au Parlement pour présenter le bilan de la réforme et évaluer son efficacité.